Les glaciers disent ne pas ressentir la concurrence.
Les glaciers disent ne pas ressentir la concurrence. - a.ighirri / ANP / 20 Minutes

alexia ighirri

Une, deux ou trois boules, en pot ou en cornet... Avec l'arrivée de l'été, Niçois et touristes se précipitent chez les glaciers. Et, dans la capitale azuréenne, s'il y a bien un quartier où les gourmands sont certains d'avoir le choix, c'est le Vieux-Nice, avec un commerce quasiment à chaque coin de rue. Pourtant quadrillé par des adresses historiques, de nouvelles enseignes choisissent encore de s'y installer. C'est le cas de Gérard Clavel, qui s'est associé avec le maître glacier Patrick Bernardoni pour ouvrir Neige Azur, il y a un mois. « Nous sommes deux Niçois... Affectivement, c'était donc logique qu'on s'installe dans ce quartier. Economiquement, ça l'est aussi, puisque c'est ici que ça bouge », justifie-t-il. Une multiplication des enseignes qui ravit les touristes : « Dès que j'ai envie d'un cornet, je trouve toujours un glacier pas très loin », sourit Carole, une Canadienne en vacances à Nice, qui aura eu l'occasion de goûter à trois glaciers différents. « Et elles sont toutes aussi bonnes ! », lance-t-elle.

« De la place pour tous »
Bien que convaincue « qu'il y aura de plus en plus d'enseignes », Giselda Fenocchio, qui dirige la partie commerciale du célèbre glacier du même nom, n'est pas inquiète. Elle déplore tout de même l'esprit de compétition qui anime, selon elle, quelques unes de ces enseignes : « Je ne vois pas l'intérêt d'ouvrir un glacier pour tuer les autres. Certains ne viennent même pas se présenter. » Une concurrence que ne se traduirait cependant pas dans les tiroirs-caisses : « Il y a beaucoup de monde dans le Vieux-Nice, il n'y a donc pas d'impact », assure Françoise Veyrat de Glace Azzuro. Une forte fréquentation qui fait dire au gérant de Neige Azur qu' il y a de la place pour tout le monde. « Avant, j'étais à Fréjus : il y avait cinq glaciers sur le même trottoir, et chacun marchait bien », souligne Gérard Clavel, heureux d'avoir réussi, en un mois, « à fidéliser une clientèle ». Parce que les Niçois cèdent, eux aussi, à la gourmandise et chacun a son adresse fétiche : « J'ai mes habitudes, je vais toujours chez le même », confirme Danielle, résidente de Nice Nord.