Au milieu des gravats, les grands palmiers seront bientôt transférés à la pépinière municipale.
Au milieu des gravats, les grands palmiers seront bientôt transférés à la pépinière municipale. - A. SELVI / ANP / 20 MINUTES

Aurélie Selvi

Au parking du Paillon, le ballet des tractopelles à remplacer celui des voitures. En pleine destruction dans le cadre du projet « coulée verte », le lieu de stationnement vit ses dernières heures, ses jardins suspendus aussi. Le devenir de ces végétaux, c'est ce qui inquiète Marina, résidente de la place Saint François, qui passe devant le chantier « tous les jours ». « Un matin, j'ai jeté un œil entre les palissades et j'ai été stupéfaite de voir que beaucoup de plantes se trouvaient parmi les décombres. Je me suis posée des questions, d'autant que je n'ai reçu aucune information sur le déroulé des travaux », glisse cette Parisienne, qui réside à Nice depuis un an.

Oliviers centenaires
« Nous récupérons tous les végétaux qui ont de la valeur », clarifie Bernard Baudin, conseiller municipal subdélégué aux espaces verts et aux travaux. Comme cette trentaine d'oliviers, « dont plusieurs centenaires », déracinée du site de l'ancienne gare routière, qui vient d'être replantée au Parc du tripode, sur les hauteurs du quartier de l'Ariane. « Les palmiers dracéna et les dragonniers des Canaries seront, eux, bientôt transférés au Parc Phoenix et au jardin botanique », détaille l'élu. Quant aux palmiers déracinés qui attendaient ce mardi au milieu des gravats, « les grands vont être amenés à la pépinière municipale, les petits jetés car en mauvais état », indique un employé de chantier. « Une vingtaine d'arbres, essentiellement des pins et des cyprès, ainsi que des petits arbustes ne pourront pas être réutilisés », confirme Bernard Baudin. Au total, « un millier de végétaux seront recyclés », indique la ville.
Quelque « 1 200 arbres, des centaines d'arbustes et des milliers de plantes fleuries, venus de tous les pays de la Méditerranée » verront le jour sur la futur « coulée verte ». Les 12 hectares de parc, qui devraient être livrés en septembre 2013, coûteront 40 millions d'euros, dont 2,6 millions dédiés aux espaces verts (fournitures, plantations, pelouse et arrosage).