Carine Dalmasso vient de convertir ses vignes au bio, après quatre ans de travail.
Carine Dalmasso vient de convertir ses vignes au bio, après quatre ans de travail. - M. FRENOIS / ANP / 20 MINUTES

Mathilde Frénois

Ils sont une vingtaine. Et ils croient à l'agriculture biologique. Ces exploitants azuréens ont décidé de se lancer dans l'aventure du « bio » cette année. Et dans les Alpes-Maritimes, « pour la viticulture et l'élevage, c'est plutôt facile ! », sourit Cécile Roques, technicienne à Agribio06.
La conversion demande surtout du temps : « Après quatre ans de respect du cahier des charges, nous sortons cette année notre premier vin bio ! », se réjouit Carine Dalmasso, viticultrice au domaine de Bellet. « Mais le plus difficile reste la partie administrative, dans un département où l'agriculture est peu développée », souligne-t-elle. De son côté, Patricia démarre le maraîchage bio : « Il ne faut pas compter ses heures ! »

« Repenser son travail »
Et pour Armelle, faire du bio, « c'est repenser sa façon de cultiver : on travaille avec (et non contre) les éléments ». Cette productrice de plantes à parfum admet vendre ses produits plus chers pour s'y retrouver économiquement. « Le coût de la conversion dépend du type d'agriculture, et se révèle par exemple plus compliqué pour l'oléiculture, où le degré de technicité est plus élevé », note Cécile Roques. « Malgré tout, cette culture des olives reste l'une des trois productions qui attirent le plus, avec le maraîchage et l'élevage de chèvres » constate Jean-Luc Belliard, de la chambre d'agriculture azuréenne. Les Alpes-Maritimes comptent plus de 170 agriculteurs bio, répartis sur 9 % des surfaces cultivées.

Le bio dans tous ses états

Alimentation, cosmétiques, vêtements, ameublement… Une centaine d'exposants vont envahir le jardin Albert Ier de Nice à partir de vendredi, à l'occasion du salon Bionazur, pour faire découvrir leurs produits bio. Des conférences et un concours de tourtes de blette sont notamment prévus. Entrée gratuite, jusqu'à dimanche.