Avec 17 prétendants, la 3e circonscription détient le record départemental de candidatures.
Avec 17 prétendants, la 3e circonscription détient le record départemental de candidatures.

J. C. Magnenet et A. Selvi

C'est la plus convoitée. La 3e circonscription des Alpes-Maritimes détient le record de candidatures (lire ci-dessous). Dans ce territoire, qui court de Falicon à Cimiez jusqu'à La Trinité, seize prétendants rêvent d'en détrôner un : le sortant Rudy Salles (Nouveau Centre) installé dans son fauteuil de député depuis 24 ans... et une fois de plus candidat à sa réélection. « Il est grand temps que ça change ! » lance la candidate socialiste Christine Dorejo, bien décidée à capitaliser sur l'effet présidentielle. Au 1er tour, c'est dans cette circonscription que François Hollande avait recueilli son meilleur score azuréen (22,3 %) tandis que Nicolas Sarkozy y signait sa plus faible performance (32,68 %). Si le PS veut croire en ses chances, il devra cependant composer avec la candidature Front de gauche de Roseline Grac... Mais aussi avec Jean-Christophe Picard, qui veut apporter « une plus-value à la majorité Hollande ». Ce radical de gauche et les socialistes locaux se coaccusent d'avoir violé l'accord électoral qui les liait...

« Vote utile »
A droite non plus, l'horizon n'est pas dégagé pour Rudy Salles, soutenu par la machine UMP. A commencer par le nuage FN, fort de ses 24,51 % recueillis le 22 avril dernier. Pour Gaël Nofri, candidat du Rassemblement bleu Marine, il n'y a pas l'ombre d'un doute : « Triangulaire ou non, je serai au 2nd tour. La qualification du PS dépendra, elle, de la participation », pronostique-t-il. Plus inattendu, c'est aussi avec Marouane Bouloudhnine, ex-camarade de banc au conseil municipal et à Nice Côte d'Azur, que le sortant croisera le fer. Le chirurgien déçu de l'UMP – il a rendu sa carte il y a un an – vient « dénoncer le trop dépensier système Salles-Estrosi et plaider pour la moralisation de la vie publique » avec le MoDem. Un « tour de chauffe » en vue des prochaines municipales. « C'est un épiphénomène », balaie le sortant, qui s'estime « seul en mesure de l'emporter »... et appelle « au vote utile dès le 1er tour ».Lire aussi p. 4 et 6