Achetés 2,65 dollars pièce, les éthylotests devaient être revendus entre 20 et 30 €.
Achetés 2,65 dollars pièce, les éthylotests devaient être revendus entre 20 et 30 €.

Aurélie Selvi

Au terminal Fret de l'aéroport de Nice, une dizaine de cartons en provenance de Hong Kong n'atteindra jamais son destinataire. Cette semaine, les services des douanes ont mis la main sur un envoi de 1 700 éthylotests électroniques non conformes aux normes. « Ce type de marchandises doit contenir un rapport d'essai et un test de conformité fourni par l'opérateur, ce qui n'était pas le cas. L'usager court donc un risque d'obtenir une mesure non fiable de son taux d'alcoolémie », explique Gérald Astegiano, responsable des contrôles au fret.
Depuis quelques jours, dans son service, la consigne est claire : tous les colis contenant des éthylotests doivent systématiquement être contrôlés. Et pour cause : d'ici le 1er juillet, un décret rendra la détention de l'objet de mesure obligatoire dans tous les véhicules.

« Pas chers et pas sérieux »
« Dans ce contexte, la tentation est grande pour les vendeurs de proposer des produits pas chers et donc pas sérieux », pointe Marie-Catherine Kuntz-Pinguet, directrice des services douaniers azuréens. C'est le cas de cette première saisie en provenance de Chine : « Chaque éthylotest a été acheté 2,65 dollars par une micro-entreprise varoise qui comptait les revendre entre 20 et 30 €, contre des prix moyens compris entre 100 et 200 € pour ce type d'appareil de mesure », dixit les douanes. Stoppée avant d'arriver dans les boîtes à gants, la marchandise sera détruite dans les prochains jours.

Amende et procédure à la clé

« Dans les cas les plus graves, les destinataires de produits non conformes aux normes doivent s'acquitter d'une amende représentant une fois la valeur de l'envoi et peuvent aussi être poursuivis en justice », indique les douanes. En un mois en France, quelque 19 500 éthylotests électroniques ont été saisis.