Damien Giacchero exerce au service dermatologie du CHU de Nice.
Damien Giacchero exerce au service dermatologie du CHU de Nice. - A. SELVI / ANP

Aurélie Selvi

C'est le cancer dont le nombre de cas augmente le plus. Son nom : le mélanome, cette tumeur maligne qui apparaît sur la peau. A l'occasion de la Journée nationale de prévention et de dépistage des cancers de la peau, Damien Giacchero, praticien au service dermatologie du CHU de Nice, démêle le vrai du faux sur cette pathologie.

Il se détecte à l'oeil nu : Vrai. « Il prend la forme d'une lésion cutanée évolutive, d'où l'intérêt d'être attentif. Cela peut être une tache foncée mais aussi une lésion rouge qui saigne, un bouton qui ne guérit pas. »
Il ne s'attrape qu'au soleil : Faux. « S'il est principalement lié à l'exposition solaire ou aux UV en salle de bronzage, un terrain génétique ou une couleur de peau claire, plus à risques, peut aussi être déterminant. »

Il faut montrer ses grains de beauté : Vrai. « C'est d'autant plus recommandé pour les personnes qui en ont beaucoup [plus de 50] ou dont les grains de beauté sont atypiques. Tout comme celles qui ont un antécédent familial de mélanome. »

Ceux en relief sont les plus à risques : Faux. « Ce qui compte c'est l'évolutivité : changement de couleur ou de volume. »
Ce cancer se soigne mieux qu'un autre : Vrai. Damien Giacchero conclut, rassurant : « Dans la plupart des cas, l'identification précoce d'un cancer de la peau permet un traitement chirurgical radical qui évite l'apparition de métastases. »

Dépistage gratuit ce jeudi

En France, près de 10 000 cas de mélanome sont détectés chaque année. A l'occasion de la Journée nationale, le syndicat des dermatologues-vénéréologues organise des dépistages gratuits ce jeudi à Nice. Rendez-vous de 8h30 à 14h30 à la Médecine professionnelle, 35 rue de Paris et de 8h30 à 16h30 aux consultations médicales de Lenval.