Le syndicat intercommunal mesure souvent le débit pour le corréler aux précipitations.
Le syndicat intercommunal mesure souvent le débit pour le corréler aux précipitations.

Jean Christophe Magnenet

« Les Niçois ne pensent au Paillon que lorsqu'il déborde ». Gabrielle Fournier n'a plus vraiment raison. Depuis hier, l'Etat, les collectivités locales et l'Agence de l'eau — qu'elle dirige dans la région - ont signé un « contrat de rivière » pour les différents Paillons qui se rejoignent à Nice. A travers ce document, 17,6 millions d'euros sont mis au pot pour bichonner cette rivière et ses affluents.

Une meilleur qualité des eaux
Près de la moitié de ce budget sera consacré à la prévention des crues et à la protection des rives. « Certains tronçons du lit du Paillon ne sont pas adaptés au passage de crues centennales », note Christophe Dupuy, directeur du syndicat intercommunal des Paillons. C'est cette structure qui coordonne le programme et ses multiples facettes. « Les Niçois oublient souvent que les eaux du Paillon se jettent entre leurs plages : la qualité de ces eaux va ainsi être améliorée grâce aux mises aux normes de stations d'épuration en amont et un meilleur contrôle des rejets industriels dans la zone d'activité de Contes », précise Gabrielle Fournier.

Sentier pédestre à l'Est de Nice
Et puisqu'un cours d'eau sert aussi « à pêcher et à se promener », comme le rappelle la dirigeante, des aménagements vont être réalisés. Un sentier pédestre devrait par exemple voir le jour le long du quai Maréchal Lyautey, à l'Est de Nice. Au total, 62 actions seront concrétisées dans les 5 ans à venir. L'aboutissement d'un projet vieux de dix ans et une première du genre dans les Alpes-Maritimes… Même si « ce type de contrat existe depuis plus de 20 ans partout ailleurs dans la région, souligne Garbielle Fournier en souriant : ici, c'est juste un peu plus difficile de mettre tout le monde d'accord ».

Un « SAGE » pour la vallée de la Siagne

A l'Ouest du département, un schéma d'aménagement et de gestion des eaux (Sage) se met en place dans la vallée de la Siagne. « Il s'agit là de définir comment partager l'eau entre les communes, alors que le contrat de rivière permet surtout de lever des fonds pour réaliser des travaux », précise Gabrielle Fournier, directrice régionale de l'agence de l'eau.