En se présentant aux municipales face à P. Allemand (d), P. Mottard (g) avait été exclu du PS.
En se présentant aux municipales face à P. Allemand (d), P. Mottard (g) avait été exclu du PS. - A. SELVI / ANP / 20 MINUTES

Aurélie Selvi

Le choix du lieu n'est pas le fruit du hasard. Leurs retrouvailles non plus. Hier soir, c'est à la brasserie L'Union que Patrick Allemand, chef de file de l'opposition niçoise (PS), et Patrick Mottard (Gauche autrement-PRG et ex-PS) ont officiellement enterré la hache de guerre. Ennemis jurés depuis les dernières élections municipales, les politiciens niçois ont pris la décision surprise de pactiser. Objectif premier : « changer la donne » lors des élections cantonales de mars 2011. A Nice, dans les 5e et 7e cantons, dont Patrick Mottard et son épouse Dominique Boy-Mottard tiennent respectivement les rênes, le PS ne présentera pas de candidats. Inversement dans le 14e canton, où Gauche autrement soutiendra le socialiste sortant Paul Cuturello.

Les municipales en ligne de mire
Vraie alliance ou simple échange de bons procédés ? « Il n'y a pas de marchandage, juste une discussion politique, un réflexe de bon sens qui débouche sur du sérieux », soutiennent les deux hommes, qui signaient hier un « accord 2011-2014 ». Dans leur ligne de mire : les prochaines élections municipales. En 2008, les élus, tous deux socialistes, s'y étaient cassés les dents en se présentant l'un contre l'autre face à Christian Estrosi (UMP). Patrick Mottard en avait même été exclu du PS. « Il n'y aura pas d'aventure municipale pour moi en 2014 », assurait hier soir ce dernier, qui s'engage d'ores et déjà à « soutenir le rassemblement de la gauche ». « Face à la majorité départementale, nous devons proposer une vraie alternative à tous les républicains », conclut Patrick Allemand. « Et ça ne veut pas dire qu'on partira en vacances ensemble cet été », glisse Patrick Mottard.