VIDEO. Miss France: «Je m'étonne moi-même», confie Miss Côte d'Azur

INTERVIEW Julia Sidi Atman, 21 ans, longtemps rester « garçon manqué », espère bien conquérir le titre ce samedi soir sur TF1…

Fabien Binacchi

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Julia Sidi Atman à Los Angeles, lors du voyage de préparation des miss

Julia Sidi Atman à Los Angeles, lors du voyage de préparation des miss — L. Vu / Sipa

  • Julia Sidi Atman, 21 ans, est Miss Côte d’Azur.
  • L’étudiante en design, inscrite au concours par sa grand-mère, explique s’être finalement prise au jeu de l’élection.

Sans l’intervention de sa grand-mère (qui l’a inscrite, dans son dos, au concours de Miss Cannes), Julia Sidi Atman aurait sans doute passé son samedi soir devant la télé. Mais voilà, l’étudiante en design de 21 ans, longtemps restée « un peu garçon manqué », a fini par gagner son écharpe de Miss Côte d’Azur.

Et à se prendre au jeu. Sur TF1, elle tentera de rafler son titre à Alicia Aylies. « J’espère vous rappeler quand j’aurai la couronne de Miss France », finira-t-elle par lâcher dans un éclat de rires, en se confiant à 20 Minutes.

Julia Sidi Atman

Vous ne vous étiez pas vraiment dessiné une carrière de miss… Comment êtes-vous arrivée là ?

C’est vraiment à cause ou plutôt grâce à ma grand-mère ! On regardait le concours et elle répétait « Un jour, ce sera toi╗. Ce n’était pas mon credo. Je n’étais pas à l’aise dans mon corps avec mon mètre 80. Mais, elle m’a donc inscrite. Et finalement, je me suis amusée.

Après Miss Cannes, je suis arrivée à Miss Côte d’Azur avec un peu plus de pression. Ma famille était derrière moi et je n’avais pas envie de les décevoir. Avec Miss France, ça monte encore d’un cran. Mais je m’investis à fond et en fait je m’étonne moi-même.

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Comment se passe la préparation ?

C’est très intense, physiquement et mentalement. On prend dix ans d’un coup. On répète tous les jours de 7 h à 20 h pour pouvoir proposer un beau show.

On apprend à marcher mais on a aussi des cours de bonnes manières pour préparer d’éventuelles rencontres avec un préfet ou un consul.

Et avec les autres miss ?

On a toutes des petits coups de mou. Moi, mes proches me manquent beaucoup. Mais on se soutient. Au début, c’était un peu tendu. On se regardait de haut en bas. On se jaugeait. Mais la compétition, on l’oublie vite. Vraiment.

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Comment envisagez-vous l’avenir ?

Dans tous les cas, je veux finir mes études. J’ai dû les mettre en pause le temps de l’élection, mais je compte aller au bout. Il me reste encore deux ans à faire. J’aimerai être architecte d’intérieur. Ça me passionne. Mais, avec le concours, j’attends aussi de vivre des expériences. Pourquoi pas à la télé. J’adore TPMP par exemple.