VIDEO. Côte d'Azur: Récupérée mal en point, la tortue Léopold soignée et remise en liberté

ANIMAUX Elle était en convalescence à Antibes, au Centre de réhabilitation de la faune sauvage, créé par la Fondation Marineland pour venir en aide aux animaux marins blessés…

Fabien Binacchi

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La tortue, recueillie en hypothermie au début de l'été, a repris du poil de la bête — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

  • Le Centre de réhabilitation de la faune sauvage, ouvert au début de l’été par la Fondation Marineland, a déjà recueillie trois tortues en difficulté.
  • L’équipe a relâché une seconde de ses patientes, victime d’une hypothermie, ce mercredi au large d’Antibes.

Ragaillardie par quelques mois de convalescence, elle a plongé pour retrouver le large. Ce mercredi, la Fondation Marineland a relâché en mer la deuxième tortue Caouanne (Caretta caretta, l’espèce la plus répandue en Méditerranée) qu’elle soignait à Antibes, dans son nouveau Centre de réhabilitation de la faune sauvage.

« Elle nous avait été amenée en début d’été, en état d’hypothermie, par un plaisancier de Cassis », indique Mylène Muller, en charge de cet hôpital pour reptiles. Baptisé Léopold (même si son sexe n’a pas pu être déterminé en raison de son jeune âge, un à trois ans), l’animal avait été recueilli dérivant et apathique dans une eau à 17°C.

Pucée pour pouvoir faire un suivi

« Un coup de mistral et un rafraîchissement soudain l’avaient sans doute surpris », explique encore la responsable. Réchauffée et remise sur pattes, la tortue a donc été remise dans son milieu naturel jeudi, à 6 milles (plus de 11 km) des côtes antiboises, pour s’assurer qu’aucun trafic maritime ne vienne la perturber.

« Elle n’est pas géolocalisée mais simplement pucée pour que l’on puisse faire un suivi si malheureusement elle était ramenée dans le centre », précise Mylène Muller.

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Car beaucoup de menaces pèsent sur cette espèce « en danger » selon l’Union internationale pour la conservation de la nature. Et notamment à cause de l’activité humaine : collisions accidentelles avec des bateaux, ingestion de déchets plastiques ou encore de filets et de fils de pêche.

Etat préoccupant pour une autre patiente 

C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à une autre tortue actuellement en soins mais que l’équipe n’arrivera peut-être pas à sauver. « Nous lui avons enlevé un énorme hameçon dans la gorge, mais du fil est encore présent dans tout son tube digestif. Nous réfléchissons à la pertinence d’une opération », annonce Sidonie Catteau, la responsable des tortues au Centre de réhabilitation de la faune sauvage.

En attendant le verdict des vétérinaires pour Lucky, la Fondation Marineland invite tous les usagers de la mer à lui signaler toute tortue en difficulté. Une permanence est assurée 7 jours sur 7 par téléphone au 06 16 86 26 86.

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