• La solution numérique Safepoint s’applique en cas d’attentat, d’inondation ou d’incendie.
  • Elle peut également être mise en place dans les mairies, les universités ou les grandes écoles.

De l’inquiétude, ils ont tiré une innovation. A la suite de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice, une équipe azurénne a développé la start-up Safepoint, située à Sophia Antipolis, incubée au BusinessPôle de Télécom ParisTech. Leur plateforme permet de recenser l’ensemble des salariés d’une entreprise après un incident grave : une attaque, une inondation voire un incendie.

« Le lendemain de l’attentat, dans la société dans laquelle je travaille, nous avions eu du mal à entrer en contact avec les 85 salariés, se rappelle Virginie Delestrée, l'une des fondatrices. C’était un climat très anxiogène, on a passé la journée au téléphone à appeler des collègues. » Avec ses trois associés Ouiza Fernandes, Olivier Giammetta et Estelle Routier, elle crée donc une solution numérique pour faciliter et optimiser les échanges en situation de crise.

Aussi pour les collectivité

Grâce à la plateforme Safepoint, l’employeur envoie une alerte diffusée par texto ou par mail. Le salarié peut répondre « En sécurité » ou « En difficulté ». « Nous allons lancer un test fin septembre », annonce Virginie Delestrée.

La plateforme, dont le coût sera basé sur le modèle de l’assurance, pourra également être adaptée aux mairies, aux universités et aux grandes écoles.

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