VIDEO. Qui sont les trois nouveaux députés LREM des Alpes-Maritimes?

LEGISLATIVES «20 Minutes» fait les présentations avec ces trois élus, dont un seul est totalement novice en politique…

Fabien Binacchi

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La République en marche (Illustration

La République en marche (Illustration — HAMILTON-POOL/SIPA

  • Trois députés LREM ont été élus dans les Alpes-Maritimes, où la droite était jusqu’alors hégémonique.
  • Loïc Dombreval et Alexandra Valetta-Ardisson, élus dans la 2e et la 4e circonscription, ont déjà une expérience en politique.
  • Dans la 3e, le banquier Cédric Roussel n’avait de son côté encore jamais adhéré à un parti.

Ils ont chipé leur siège à des Républicains, la droite régnant jusqu’alors sans partage sur les neuf circonscriptions des Alpes-Maritimes. Mais alors, qui sont ces trois nouveaux députés azuréens de La République en marche ?

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Si Cédric Roussel, élu dans la 3e, est bien novice en politique, les deux autres ont déjà une certaine carrière derrière eux. 20 Minutes fait les présentations.

Loïc Dombreval, maire de Vence et chef d’entreprise dans le conseil, élu dans la 2e

Elu maire de Vence (sans étiquette) et vice-président à la métropole Nice Côte d’Azur en 2014, conseiller régional Paca depuis 2015, Loïc Dombreval, 51 ans, débarque à l’Assemblée nationale avec une certaine expérience en politique mais aussi comme chef d’entreprise.

Elu dimanche soir dans la très vaste 2e circonscription des Alpes-Maritimes, sous les couleurs de La République en marche, ce proche de Christian Estrosi (LR) est un vétérinaire diplômé, aujourd’hui patron de sa société de conseil. Créée en 2002 et basée à Paris, l’agence Life est spécialisée dans la communication en santé animale.

En mars 2013, alors qu’il n’était pas encore élu, Loïc Dombreval apparaissait comme « vétérinaire conseil Pedigree » dans un spot commercial de la marque de produits pour chiens. En 2007, il avait déjà tenté sa chance aux législatives avec le Modem.

L’an dernier, sous sa casquette de maire de Vence, Loïc Dombreval avait publié, comme d’autres maires des Alpes-Maritimes, un arrêté interdisant l’utilisation de la chicha sur le domaine public, déclenchant une « polémique » commentée sur des plateaux télés.

Banquier totalement novice en politique, Cédric Roussel élu dans la 3e

Son parcours pourrait bien rappeler celui du patron du mouvement pour lequel il a décroché un siège de député dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes. Banquier, comme Emmanuel Macron, Cédric Roussel s’est même payé le luxe de déloger l’UDI-LR Rudy Salles qui concourrait pour décrocher un septième mandat dans ce territoire de l’Est niçois.

Désormais conseiller en gestion de patrimoine dans sa propre structure et enseignant vacataire à l’Edhec, ce Brestois d’origine de 41 ans (à Nice depuis qu’il est enfant) n’avait encore jamais fait de politique. Ni même adhéré à un parti.

Cédric Roussel explique avoir « voté au moins une fois pour tous les partis démocrates et républicains traditionnels, PS, MoDem, UMP, selon les aspirations du moment ». Le mouvement lancé par Emmanuel Macron « a réveillé » chez lui « cette envie de [s]'engager pour la première fois de [s] a vie », dit celui qui a été à l’origine, dès novembre 2016, du comité Nice Cimiez - Libération - Le Port d’En marche.

Transfuge des Républicains, Alexandra Valetta-Ardisson élue dans la 4e 

C’est la plus expérimentée de ces trois nouveaux députés de La République en marche. Et pour cause : Alexandra Valetta-Ardisson, élue dimanche soir dans la 4e circonscription des Alpes-Maritimes, fait de la politique depuis 20 ans. Jusqu’à il y a peu dans les rangs de la droite. Du RPR aux Républicains, en passant par l’UMP. Et très longtemps dans « l’ombre ».

Cette Azuréenne de 41 ans dit s’être forgée une « solide expérience comme petite main, ceux qui font du phoning, du tractage, qui tiennent les permanences ». Elle a ensuite travaillé au cabinet du maire de Mougins, Richard Galy (LR), puis comme assistante parlementaire de Michèle Tabarot (LR).

En mars dernier, elle finissait par démissionner du conseil municipal de Grasse et par claquer la porte des Républicains. Le déclic ? « L’affaire Penelope », avait-elle répondu à Nice-Matin. « Je me suis dit : il faut arrêter le délire. J’ai alors décidé […] d’appeler haut et fort à voter Macron. »