Nice: Smart Ear, la start-up à l'écoute des alarmes pour les sourds

INNOVATION Les boîtiers envoient un flash pour chaque bruit de la maison…

Mathilde Frénois

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Sébastien Llorca est le cofondateur
de la start-up Smart Ear.

Sébastien Llorca est le cofondateur de la start-up Smart Ear. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

  • L’un des boîtiers écoute les alarmes grâce à un micro
  • Les autres, tous identiques, émettent des signaux lumineux

Le bip du four qui sonne sans fin… et le gâteau brûlant à l’intérieur. Pour éviter que les alarmes du domicile des personnes sourdes et malentendantes ne résonnent dans le vide, la start-up Smart Ear a développé un dispositif qui avertit des sons du quotidien, grâce à des signaux lumineux. Installée à Saint-Laurent-du-Var et à Sophia-Antipolis, l’entreprise a été primée par le concours Lépine… à trois reprises. Son invention a décroché la médaille d’argent, le prix Handicap de la Ville de Paris et le prix de l’INPI.

Pour remplacer les oreilles, Smart Ear a inventé deux petits boîtiers aux allures d’enceinte. Le premier renferme un micro : « Cela nous évite d’installer des équipements en domotique sur tous les appareils de la maison, qui coûtent très cher », explique l’un des cofondateurs, Sébastien Llorca.

Jusqu’à trente sons

Les autres boîtiers, tous identiques, s’éclairent dès qu’une alerte est donnée : le flash est rouge pour l’alarme incendie, bleu pour la sonnerie du téléphone, jaune pour le réveil, bleu clair pour la sonnette, vert pour le bip de fin du lave-linge ou encore rose pour le bébé qui pleure. Dans le même temps, une notification est envoyée sur le smartphone grâce à l’application mobile qui gère le dispositif.

Les alarmes peuvent également être paramétrées lors de séjours en vacances ou sur le lieu de travail. « Il est possible d’enregistrer plus de trente sons », insiste Sébastien Llorca, ancien étudiant de l’Edhec de Nice qui a fait breveter son système.

De la Suisse… à l’Inde

Développés depuis trois ans, les boîtiers sont commercialisés depuis mars pour 1.240 euros à l’achat ou 23 euros par mois en location. Déjà une cinquantaine de personnes et d’entreprises se sont équipées en France. Mais la start-up azuréenne voit grand. Début mai, elle s’est installée en Suisse et prévoit d’investir le marché indien dans quelques mois.