Un goéland dans le parc du Marquenterre, en Picardie.
Un goéland dans le parc du Marquenterre, en Picardie. - LECQUYER JEROME / SIPA

Un volatile (mécanique) pour en contrer un autre. A Nice jusqu’à samedi, puis à nouveau courant mai, des drones vont survoler les nids des goélands leucophées pour stériliser leurs œufs. Le procédé, expérimenté l’an dernier, est renouvelé pour lutter contre « l’expansion [de l’espèce] sur la ville avec tous les problèmes de nuisance que cela peut engendrer », avance la mairie.

Attaques de petits animaux de compagnie, nuisances sonores et autres salissures seraient le fait des fameux « gabians », dont la mairie souhaite faire baisse le nombre de spécimens.

Empêcher l’éclosion des oeufs

Concrètement, dans près de 70 sites identifiés, des opérateurs spécialistes des drones vont asperger les repaires des oiseaux d’un produit stérilisant. « Ni toxique pour la nature, ni pour l’homme », le composé sous forme de gel « vise à opacifier l’œuf, afin d’empêcher son éclosion », décrit la ville.

Un premier drone repère les œufs, un second envoie un stérilisateur.
Un premier drone repère les œufs, un second envoie un stérilisateur. - M. Frénois / ANP / 20 Minutes

« Le goéland est un prédateur, mais c’est aussi une espèce protégée, rappelle encore la municipalité. La régulation de cet animal doit être appliquée selon des règles très strictes. Seule la stérilisation des œufs est permise, soumise à autorisation préfectorale. »

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Ces opérations aériennes sont strictement encadrées. Pendant chaque passage des drones, la circulation des piétons et des véhicules est sécurisée par une patrouille de police municipale sur les voies et les espaces concernés, note la ville de Nice.

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