Contraint par la loi, le dispositif de
caméras dans les écoles de la ville de Nice n’est qu’expérimental.
Contraint par la loi, le dispositif de caméras dans les écoles de la ville de Nice n’est qu’expérimental. - M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Les écoliers niçois travaillent déjà sous l’œil de leurs professeurs. Bientôt, ce sera peut-être sous celui des caméras qu’ils pourront apprendre leurs leçons. La ville de Nice expérimente un dispositif de vidéosurveillance dans les établissements scolaires.

« Les écoles sont clairement une cible pour les djihadistes, explique Christian Estrosi, premier adjoint. Il sera désormais possible de visionner à l’intérieur des établissements en l’absence des élèves. Et en cas d’alerte, même pendant l’ouverture pour connaître la nature du danger. » Mais un carré blanc masque aujourd’hui les images, ce système étant interdit en France et la ministre de l’Education nationale refusant de délivrer l’autorisation.

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Près d’1,5 million d’euros

« Les lois de la République s’appliquent aussi à M. Estrosi », pointe Laetitia Siccardi, présidente de la FCPE 06. Sur le fond, c’est l’ampleur de la mesure qui inquiète le syndicat enseignant Snuipp : « On fait fausse route, estime le secrétaire général Gilles Jean. L’école n’est pas un bunker. » L’école Fuon Cauda vient d’être équipée de ce nouveau dispositif pour une expérimentation : huit caméras dans les couloirs, les salles communes, la cour de récréation. « En cas d’alerte, elles seront enclenchées et les images visionnées par le centre de supervision urbain, explique Franck Curinga, directeur du service informatique de la commune. Elles serviront à lever le doute sur une éventuelle menace. »

Les établissements niçois disposent déjà d’un dispositif de vidéosurveillance extérieur, de boutons d’alerte et de badges d’accès. Des outils mis en place en 2016 pour 8,7 millions d’euros. A la rentrée 2017, c’est 1,5 million d’euros qui seront alloués à cette sécurisation.

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