Pour Estrosi, le gouvernement «laisse s'incruster des fichés S» dans la mosquée En-Nour de Nice

POLEMIQUE Le président de la métropole niçoise demande la création d'une commission d'enquête parlementaire... 

M.F. avec AFP

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Dans la mosquée En Nour, à l'ouest de Nice.

Dans la mosquée En Nour, à l'ouest de Nice. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Il réclame la fermeture de la mosquée En-Nour de Nice sous huit jours. Le président LR de la métropole Nice Côte d’Azur Christian Estrosi a accusé mardi le gouvernement de « laisser s’incruster des fichés S dans les lieux de culte ». Des informations démenties par la préfecture des Alpes-Maritimes. 

« Vous vous rendez compte que dans notre ville, M. Cazeneuve (alors ministre de l’Intérieur) […] a donné une autorisation d’ouverture pour un lieu de culte qui appartient au ministre des Cultes d’Arabie Saoudite qui prône la charia et au sein du conseil d’administration duquel il y a un fiché S ! », s’indigne Christian Estrosi, s’appuyant sur un article de Nice-Matinaffirmant que l’un des 25 membres du conseil d’administration est fiché S, une information que la préfecture a refusé de commenter.

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Un signalement au parquet

« Jamais je n’ai entendu parler d’un quelconque fiché S (…), ce serait quelque chose de nouveau », a commenté pour sa part Me Ouassimi Moubarek, l’avocat de la mosquée. Il a rappelé que la liste de ses membres actifs et fondateurs avait été visée en préfecture l’an dernier.

« Le préfet des Alpes-Maritimes assure qu’aucune des personnes à la tête de l’association pré-citée n’est connue à ce stade pour radicalisation », indiquent les services de l’Etat dans un communiqué de presse.

Christian Estrosi a fait du combat contre la mosquée En-Nour, ouverte en juin 2016, un cheval de bataille. Fin janvier, il a transmis un signalement au parquet réclamant une enquête sur les entreprises intervenues dans la construction de l’établissement. Le parquet de Nice a indiqué lundi avoir confié à la police une enquête sur ces mouvements financiers.

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la création d’une commission d’enquête parlementaire demandée

La mosquée a réagi par une plainte pour incitation à la haine raciale ou religieuse et une plainte en diffamation contre Christian Estrosi. « J’aimerais qu’elles soient traitées avec la même célérité » que le signalement de la mairie auprès du parquet concernant le fonctionnement financier de la mosquée, a commenté Me Moubarek.

Nice-Matin fait état également d’une note des services de renseignements de 2016 sur le financement de la mosquée que Christian Estrosi a sommé Bernard Cazeneuve de rendre publique. « Il va falloir qu’il s’explique ! », a poursuivi le président de la métropole Nice Côte d’Azur à l’adresse du chef du gouvernement, à propos du dossier de la mosquée, ainsi que du dispositif policier prévu lors de l’attentat de Nice et des pressions de l’Intérieur dont s’est plainte une policière municipale après le drame. Il demande la création d’une commission d’enquête parlementaire.