Côte d'Azur: Trois migrants interpellés alors qu'ils se rendaient à la préfecture

FRONTIERE Ces Erythréens voyageaient en présence de la figure de l'aide aux migrants, Cédric Herrou... 

Mathilde Frénois

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In this Wednesday, Jan. 4, 2017 file picture, Cedric Herrou, a French activist farmer who faces up to five years in prison as he goes on trial accused of helping African migrants cross the border from Italy, waits outside the Nice courthouse, southern France. Cedric Herrou remains defiant: Ahead of a court ruling that could see him jailed for sheltering migrants, the French activist has more arrivals from Africa staying on his farm.

In this Wednesday, Jan. 4, 2017 file picture, Cedric Herrou, a French activist farmer who faces up to five years in prison as he goes on trial accused of helping African migrants cross the border from Italy, waits outside the Nice courthouse, southern France. Cedric Herrou remains defiant: Ahead of a court ruling that could see him jailed for sheltering migrants, the French activist has more arrivals from Africa staying on his farm. — CLAUDE PARIS/AP/SIPA

La petite troupe avait embarqué, ce lundi matin, dans un train à Breil-sur-Roya, direction la préfecture des Alpes-Maritimes. Cédric Herrou, deux membres d’association et trois migrants n’ont pas pu arriver à destination, les réfugiés ayant été interpellés et retenus dans les locaux de la Police aux frontières de Menton.

Ce voyage entre Breil et Nice fait suite à une décision de justice et à une convocation préfectorale. Vendredi, le préfet des Alpes-Maritimes a été condamné par le tribunal administratif à accepter le dépôt de demande d’asile de ces trois Erythréens, deux parents et leur enfant.

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« La demande d’asile est un droit »

« Vers 9 heures, le train a été arrêté en gare de Sospel pendant une heure, raconte Cédric Herrou, agriculteur et figure de l’aide aux migrants dans la vallée de la Roya. Les trois migrants sont maintenant à la PAF de Menton, et cela depuis une heure. »

Pour ces militants, « la demande d’asile est un droit qui est aujourd’hui bafoué ». « Le préfet a été condamné, la famille aurait dû pouvoir aller jusqu’à Nice », soutient Cédric Herrou qui est également descendu du wagon et qui a accompagné les migrants jusqu’au poste de police.