Nice: La ville planche sur une nouvelle organisation des rythmes scolaires

EDUCATION La commune propose l’après-midi libéré…

Mathilde Frénois

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Illustration d'une élève inscrite en école primaire, ici à Rennes.

Illustration d'une élève inscrite en école primaire, ici à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Ils ne seront pas adeptes de l’école buissonnière. A la rentrée scolaire, si des enfants se baladent dans les rues ou font du sport un après-midi de semaine, c’est que leur établissement appliquera une autre organisation des rythmes scolaires.

Après trois ans d’application de la réforme, la ville de Nice a la possibilité de changer son organisation du temps périscolaire. Le délégué à l’éducation Lauriano Azinheirinha propose, entre autres, l’après-midi libéré ou consacré aux activités périscolaires.

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Jusqu’à présent, les temps d’accueil éducatif, ces animations organisées par des éducateurs et des associations, sont organisés entre 15 h 45 et 16 h 30. « Nous voulons un retour à la semaine de quatre jours. Mais si ce n’est pas possible, la ville proposera la demi-journée libérée ou consacrées aux activités », explique Lauriano Azinheirinha.

Le mercredi reste travaillé

Avec cette solution, le mercredi restera travaillé pour les écoliers. En revanche, un après-midi de la semaine ne le sera plus : le mardi pour Nice ouest, le jeudi pour Nice centre et le vendredi pour Nice est.

« Nous ne sommes ni favorables ni défavorables, dit la présidente de la FCPE 06 Laetitia Siccardi. Tout dépend de la teneur des activités, car il faut un contenu pédagogique cohérent. » Pour que cette solution soit adoptée, les conseils d’école doivent être unanimes. Mais cette option n’est pas du goût de Soraya, mère de deux enfants : « Je préfère les journées entières, explique-t-elle. Et puis, les activités sont chères. » La nouvelle solution aussi reste payante, à hauteur de 15 € par mois et par enfant. Elle garde également le même coût : 6 millions d’euros, dont 3 à la charge de la collectivité.

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Deux autres options

L’élection présidentielle pourrait avoir un impact sur le temps scolaire. Le délégué à l’éducation estime envisageable une suppression du décret portant sur la modification des rythmes scolaires. « Dans ce cas, nous reviendrons à la semaine des quatre jours, espère Lauriano Azinheirinha. L’autre option est de laisser la ville décider. Elle fera le choix du retrait de la réforme. » La dernière possibilité reste l’obligation de leur maintien.