Cannes: Les collégiens prennent des cours de hip-hop

INSOLITE Des élèves d'un établissement de la cité des festivals ont fait la classe avec des pros du hip-hop...

Fabien Binacchi

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Mardi matin, dans le gymnase des Vallergues

Mardi matin, dans le gymnase des Vallergues — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

« Le hip-hop, ce n’est pas tous ces clichés de rappeurs avec des gros colliers et des kalachs, rectifie d’entrée le danseur Maël Tinayre. C’est un mouvement artistique né dans le Bronx et qui signifie "le saut dans la connaissance" ». Ce mardi matin à Cannes, c’était cours magistral de danse urbaine pour trois classes du collègue des Vallergues.

Quatre spécialistes de la breakdance, stars de la 11e édition de Break the floor, une compétition internationale programmée le 4 mars au Palais des festivals de Cannes, sont venus partager leur art avec une cinquantaine de collégiens réunis dans un gymnase.

En démo devant les collégiens
En démo devant les collégiens - F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

« Go down », « footwork » et « freeze »

« Bboying », « newstyle », mouvements au sol ou dans les airs… Après la classe théorique sur les différents courants du hip-hop et ses origines, les apprentis danseurs ont été invités à se frotter à la pratique. A base de « go down », de « footwork » et autre « freeze ».

Un charabia que Yassine, 14 ans, a essayé de déchiffrer tant bien que mal. « Moi, je suis plutôt judo normalement, sourit cet élève de troisième. Mais je dois bien reconnaître que ce qu’ils arrivent à faire est super-impressionnant ».

Les collégiens sont ensuite passés à la pratique
Les collégiens sont ensuite passés à la pratique - F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Les pas des danseurs amateurs sont encore loin de rivaliser avec ceux de Maël, Alid, Killiad et Maurin, mais certains s’accrochent. Maeva, 14 ans, fait de la danse « depuis neuf ans ». « Mais plutôt du jazz et du contemporain, explique la jeune fille. C’est très différent, mais ça permet de s’ouvrir à d’autres choses ».

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Aller « au-delà des clichés »

« C’est effectivement très intéressant pour eux de découvrir certaines choses au-delà de certains clichés véhiculés dans des clips notamment, note Alexandra Lemaire, professeure d’Education physique et sportive [EPS]. Et puis ça peut créer des vocations. »

Toute la semaine, les breakdancers continueront leur tournée dans d’autres établissements scolaires et même un orphelinat. En attendant d’aller « casser le sol » du palais des festivals, le 4 mars, en compagnie des meilleurs mondiaux. Les champions coréens toutes catégories, du Jinjo crew, sont notamment attendus.

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