Nice: Le bijoutier devra répondre du meurtre de son braqueur

JUSTICE Stephan Turk, qui avait tué en 2013 un des deux cambrioleurs de son magasin, a été renvoyé pour meurtre devant la Cour d'assises...

20 Minutes avec AFP

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Le bijoutier de Nice, Stephan Turk, et ses avocats sur les marches du palais de justice de Nice.

Le bijoutier de Nice, Stephan Turk, et ses avocats sur les marches du palais de justice de Nice. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Stephan Turk, unbijoutier qui avait tué en 2013 à Nice un des deux cambrioleurs de son magasin, a été renvoyé pour meurtre devant la Cour d’assises, a-t-on appris vendredi auprès de son avocat, qui a annoncé son intention de faire appel.

« On va faire appel tout de suite », a dit Me Franck de Vita à l’AFP, confirmant une information de Nice Matin. « On ne se fait pas d’illusion mais il faut rester logique », a-t-il ajouté, déplorant que le « juge d’instruction ait choisi sa version » dès le début de l’information judiciaire.

Légitime défense ?

Le 11 septembre 2013 au matin, le bijoutier Stephan Turk, frappé à coups de pied et coups de poing, forcé de céder le contenu de son coffre-fort (estimé à 124.000 euros) à deux malfaiteurs casqués, avait fait feu à trois reprises depuis le seuil de son commerce avec un pistolet semi-automatique au moment où les deux hommes prenaient la fuite sur un scooter.

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L’une des balles avait touché mortellement dans le dos Antony Asli, 19 ans, passager arrière du scooter, qui était tombé à terre tandis que son complice au guidon s’était enfui.

A l’époque des faits, le drame avait créé une polémique sur la notion de légitime défense, hypothèse que le procureur de Nice avait rapidement écartée, estimant que les circonstances de l’homicide n’entraient pas de ce cadre juridique.

Le premier volet de l’affaire jugé

Dans les jours suivants, une page Facebook de soutien au bijoutier avait été plébiscitée par 1,6 million de personnes défendant l’action du bijoutier face à la montée de la délinquance.

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Ramzi Khachroub, le complice présumé d’Antony Asli qui a toujours nié avoir participé aux faits, a été reconnu coupable du hold-up par la cour d’assises des Alpes-Maritimes le 28 avril et condamné à 15 ans de réclusion criminelle.