Des manifestants réunis  à l'entrée de Marineland, le 18 décembre 2016
Des manifestants réunis à l'entrée de Marineland, le 18 décembre 2016 - F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Des coups de tambour et des cris pour réclamer la « liberté » des orques et des dauphins. Ce dimanche à l’entrée de Marineland, plus de 100 militants anticaptivité ont à nouveau fait entendre leur voix contre le parc marin d’Antibes.

« Et on sera encore là tous les mois jusqu’à ce que le parc ferme », prévient Mounir Bragdi du collectif Sans voix Paca, à l’initiative de cette nouvelle manifestation. Pas question de désarmer donc pour les défenseurs des animaux qui attendent « bien plus que les changements d’orientation annoncés en début d’année ».

Quelle est la situation actuelle ?

Une manifestante porte une pancarte faisant état des décès de cétacés constatés à Marineland

Des manifestations sont organisées depuis 2014 contre le delphinarium. Elles se sont multipliées après les intempéries du 3 octobre 2015 qui avait provoqué d’importants dégâts dans le parc et le mort de plusieurs animaux.

Plusieurs plaintes ont également été déposées, notamment pour maltraitance. Arnaud Palu, directeur du parc nommé en début d’année, a annoncé sa démission le 1er décembre.

En mars 2016, après cinq mois de travaux de réparation, Marineland a rouvert en opérant un virage « pédagogique ». « Les équipes ont élaboré des programmes inédits et instructifs basés sur le partage de leur passion », présentait alors la direction.

Pas de quoi, en tout cas, satisfaire les anticaptivité. « Ils ont juste abandonné le mot "spectacles" pour parler de "représentations", peste Mounir Bragdi. Mais, au final, il est toujours question de rentabilité, de profits et de captivité. »

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Que demandent ces militants ?

« Ces animaux souffrent. Déjà d’être enfermés, mais aussi parce qu’ils ont des problèmes de peau et d’autres ennuis de santé liés à la captivité. Nous souhaitons qu’il n’y ait plus aucune naissance et que tous les cétacés soient déplacés vers des sanctuaires », explique encore le membre du collectif Sans voix Paca.

« Il faut les réhabiliter, les remettre en mer dans un parc fermé pour les réhabituer à la vie sauvage en attendant de voir s’ils peuvent être relâchés dans le milieu naturel », avance également Michel Barbé, membre de l’ONG Sea Shepherd.

Des militants dénoncent la captivité des cétacés devant le parc Marineland, le 18 décembre 2016
Des militants dénoncent la captivité des cétacés devant le parc Marineland, le 18 décembre 2016 - F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Quelle est la position de Marineland ?

Dans un communiqué transmis ce dimanche à 20 Minutes, le parc se défend de toute maltraitance, arguant que « la mission première de Marineland reste le bien-être et la santé de nos animaux ».

Concernant de nouvelles naissances, l’espace antibois laisse la porte ouverte. « La reproduction est l’une des composantes obligatoires pour toutes espèces au sein de la communauté de parcs zoologiques dans l’Union européenne, car elle est l’un des objectifs de tout parc animalier moderne afin de maintenir un ensemble génétique à des fins de conservation », avance la direction.

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Selon elle, la décision de mettre un terme à la reproduction des orques, comme l’a acté le parc américain Seaworld, « entraîne des traitements vétérinaires qui peuvent sérieusement affecter à long terme le bien-être et la santé de l’animal ».

Remettre ces animaux dans le milieu naturel ? « Ça a été essayé à plusieurs reprises et ce n’est pas possible », avait répondu Arnaud Palu, l’ancien directeur, début mars.

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