Studio de radio (Illustration)
Studio de radio (Illustration) - © Fabrice ELSNER

C’est un coup dur pour ces salariés de la Principauté. Les huit membres de la rédaction de la station privée Radio Monaco se sont vus notifier leur licenciement, pour motif économique, a-t-on appris auprès des salariés concernés et du gérant. Cette station FM, captée de Menton à Saint-Tropez, doit fêter ses dix ans d’existence en 2017.

« L’ensemble de l’encadrement, de l’antenne au commercial en passant par le marketing et les partenariats, les journalistes sans exception (six, ndlr), nous tous sommes ainsi remerciés en cours de saison et sans aucune concertation préalable ni alternative possible. Les départs étant programmés pour la fin du mois de décembre », ont informé l’ensemble des salariés licenciés dans un communiqué.

« Ce licenciement collectif de huit salariés au total, représente les deux-tiers de la SARL Radio Monaco », précisent-ils, dénonçant la « brutalité extrême » de ce plan social.

La radio « perd de l’argent »

Radio Monaco « conservera quatre personnes », a précisé le gérant Richard Borfiga, qui se dit surpris par la polémique. « On veut recadrer la radio pour éviter trop de dépenses sachant qu’elle perd de l’argent. C’est en pleine discussion », a-t-il dit. Selon l’édition Monaco du quotidien Nice-Matin, l’antenne perdrait ainsi plus d’un million d’euros par an.

L’homme d’affaires Gildo Pallanca-Pastor, qui détient la radio, aurait engagé fin 2015 des tractations pour un changement d’actionnariat, révèlent des sources proches du dossier. Interrogé, ce proche du prince Albert II, fils d’Hélène Pastor (la richissime héritière assassinée à Nice en 2014), indique vouloir « conserver la station sinon [il l’aurait] fermée ».

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