Nice: L'ex-FN Gael Nofri rejoint la majorité municipale et appelle à voter Sarkozy

POLITIQUE Selon l’élu, il ne s’agirait que d’une « simple concomitance de dates »… 

Mathilde Frénois

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Ce lundi matin, dans la salle du conseil municipal de Nice

Ce lundi matin, dans la salle du conseil municipal de Nice — M. Frenois / ANP / 20 Minutes

Il y a encore quatre ans, il était conseiller de Marine Le Pen et directeur de campagne de  Jean-Marie Le Pen. Cette semaine, le conseiller municipal niçois Gaël Nofri rejoint la majorité Les Républicains. Dans le même temps, il annonce son soutien à  Nicolas Sarkozy.

« J’ai décidé, en accord avec Christian Estrosi et Philippe Pradal, de passer dans la majorité afin de travailler à l’amélioration des choses dans le cadre des délégations qu’ils ont bien voulu me confier, des sujets que j’ai soulevés depuis longtemps à savoir la circulation et le stationnement. »

« Je reste divers droite mais en intégrant la majorité »

La négociation de ce changement de cap a eu lieu cet été. Le basculement se concrétise aujourd’hui. Gaël Nofri précise tout de même qu’il garde son groupe « les élus niçois indépendants » qu’il préside au sein du conseil municipal. « Je reste divers droite mais en intégrant la majorité », explique-t-il.

« C’est le dernier épisode de la saga des trahisons de Gaël Nofri, estime Philippe Vardon, conseiller régional Paca et membre du bureau départemental FN 06. Celui qui disait le plus grand mal de Christian Estrosi a changé d’avis en même temps qu’on lui proposait une délégation. On est dans l’ultime trahison. »

Une simple « concomitance de dates »

Curieusement, dans le même temps, le transfuge du Front national a déclaré son soutien à l’ancien président. Une simple « concomitance de dates » pour Gaël Nofri : « Il n’y a aucun rapport entre les deux décisions, affirme-t-il. Christian Estrosi ne m’a jamais demandé de soutenir Nicolas Sarkozy. D’ailleurs, si Henri Guaino avait été en mesure d’être sur la marche du premier tour des primaires, je l’aurais soutenu. Henri Guaino ne pouvant concourir aux élections primaires, j’ai jugé, même s’il m’a déçu en 2007 et 2012, que Nicolas Sarkozy était à même de faire bouger les choses. »

Reste à savoir si Nicolas Sarkozy appréciera le soutien public d’un ancien candidat Front national aux législatives de 2012, puis aux municipales de 2014 et ancien conseiller actif des Le Pen…