VIDEO. L'association L214 épingle deux nouveaux abattoirs dans les Alpes-Maritimes et l'Hérault

PROTECTION ANIMALE Les images « accablantes » proviennent des abattoirs du Mercantour et de Pézenas, selon l’association…

Fabien Binacchi

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L'association L214 a révélé ce mercredi une vidéo enregistrée notamment à l'abattoir du Mercantour

L'association L214 a révélé ce mercredi une vidéo enregistrée notamment à l'abattoir du Mercantour — L214

Elle montre « des animaux en grande souffrance au moment de leur mise à mort ». Dans une nouvelle vidéo mise en ligne ce mercredi matin, l’association militante L214 dénonce « des actes de maltraitance » et « des violations de la réglementation » dans deux différents abattoirs.

Les images, tournées entre novembre 2015 et mai 2016, « proviennent de l’abattoir de Pézenas [dans l’Hérault] et de l’abattoir du Mercantour [à Puget-Théniers, dans les Alpes-Maritimes] », précise l’association, qui annonce porter plainte contre les deux établissements pour maltraitance et actes de cruauté.

La vidéo est commentée par Rémi Gaillard, lui-même résident de l’Hérault. Elle « dévoile encore une fois la cruauté des hommes envers les animaux », regrette l’humoriste.

Des conditions d’abattages « moyenâgeuses »

« À l’abattoir du Mercantour, les conditions d’abattages des bovins sont moyenâgeuses, pointe L214. La mentonnière du tonneau d’abattage est tenue par une ficelle, les employés doivent immobiliser la tête des veaux à l’aide d’une corde au moment de leur saignée. » L’association précise que les images y ont été tournées tout récemment, après les audits mandatés en avril 2016 par le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

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« Les chevaux sont parfois tirés au treuil jusque dans le box d’abattage, à l’abattoir de Pézenas, décrit encore L214. L’abattage rituel des bovins et des moutons donnent lieu à des images cauchemardesques. La plupart des moutons sont suspendus encore conscients en cours de saignée. »

Un député de l’Hérault n’y avait constaté « aucun dysfonctionnement »

Cet établissement de l’Hérault avait fait l’objet, le 17 mai dernier, d’une visite surprise du député LR Elie Aboud, membre de la commission d’enquête parlementaire sur les abattoirs. Il n’avait alors constaté « aucun dysfonctionnement », avait-il assuré.

« Nous avons suivi toute la chaîne en respectant le circuit classique : de l’étourdissement jusqu’à l’éviction totale et le dépôt dans les frigos », avait également précisé l’élu.

Une commission d’enquête parlementaire sur « les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français » a été créée justement après la diffusion ces derniers mois par l’association L214 de vidéos révélant des mauvais traitements dans des abattoirs. Et notamment ceux d’Alès, du Vigan ou encore du Pays de Soule, à Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques).

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