Arnaud Palu a pris ses fonctions en janvier à la tête de Marineland
Arnaud Palu a pris ses fonctions en janvier à la tête de Marineland - F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Le Marineland version 2.0 arrive. Davantage de pédagogie, moins de paillettes. Comme l'avait annoncé 20 Minutes il y a quelques semaines, le parc marin va rouvrir avec de nouveaux contenus.  Il en a précisé les contours ce mercredi, à quelques jours de la réouverture programmée pour le 21 mars.

Le nouveau directeur général du delphinarium, Arnaud Palu, précédemment président-directeur-général du complexe MAF Leisure & Entertainment à Dubai et ancien de Disneyland Paris, détaille les nouveautés.

Pourquoi avoir décidé ce changement de cap ?

Notre prise de conscience a commencé il y a deux ans environ. Le monde avait changé et les attentes du public également. On intègre beaucoup plus de pédagogie.

Quelles sont les principales transformations ?

On enlève les spectacles pour proposer des "représentations". Les hits sont remplacés par des compositions originales enregistrées avec un orchestre philharmonique en République Tchèque. Et il y aura beaucoup plus d’explications. Lorsque vous verrez, par exemple, un dauphin jaillir hors de l’eau, une vidéo vous démontrera que c’est un acte de chasse. Une équipe pédagogique a été également créée pour aller au-devant des visiteurs et engager un échange avec eux. Le but est qu’ils repartent avec un truc en plus. Il y a notamment des histoires fascinantes entre les soigneurs et leurs animaux.

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Les mouvements des différentes associations de défense des animaux vous ont-ils encouragé à faire ces modifications ?

Non, mais il est nécessaire d’engager le dialogue. Je les rencontrerai une par une, à partir du moment où tout le monde peut exposer son point de vue dans le respect. Il y a eu des débordements, des attaques personnelles que nos animaliers ont très mal vécus. Étrangement, Marineland et anti-Marineland, nous allons dans la même direction, pour la protection de l’environnement.

Simples citoyens et militants ont participé à une marche silencieuse
Simples citoyens et militants ont participé à une marche silencieuse - F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
Des militants de Peta devant le Marineland d'Antibes
Des militants de Peta devant le Marineland d'Antibes - VALERY HACHE / AFP

Eux demandent que les animaux sortent de « ces prisons », en parlant de vos bassins…

Les animaux qui sont nés en captivité, on ne peut pas les mettre dans un environnement naturel. Ça a été essayé à plusieurs reprises et ce n’est pas possible. Ce que nous pouvons faire, c’est donner un rôle à ses animaux, pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire des ambassadeurs de leurs congénères, dans un souci de préservation.

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Est-ce à dire que vous limiterez les prochaines naissances et les arrivées de nouveaux animaux ?

Toutes les naissances qui ont eu lieu dans le parc, à l’exception d’une seule qui est le fait d’une insémination artificielle pour une orque, sont naturelles. Et plus aucun animal n’a été pris dans son milieu naturel depuis 1989. Mais dans un souci toujours pédagogique, nous pourrions être amenés, à l’avenir, à introduire des animaux supplémentaires dans le respect des règles internationales. Même s’il n’y a aucun projet immédiat en ce sens et que ce n’est pas arrivé depuis cinq ans avec nos deux ours blancs.

 

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