Deux petits enfants d'une école maternelle dans le sud de la France
Deux petits enfants d'une école maternelle dans le sud de la France - ERIC CABANIS AFP

« Maman, bobo là ». Le 25 janvier dernier, Quand Marie-France est venue à l’école de son enfant de 3 ans, le récupérer en catastrophe, elle ne s’attendait sûrement pas à ça. Le directeur de la maternelle du Château à Nice, également instituteur d’Enzo, a fini par reconnaître lui avoir tiré le bras alors « qu’il était accroupi dans un coin », relate Nice-Matin. La clavicule du bambin brisée, ses parents ont décidé de porter plainte.

Ce matin-là, une heure après l’avoir déposé, « ils m’ont demandé de venir calmer Enzo ». Sur place, le petit garçon diagnostiqué hyperactif fait comprendre à sa mère qu’il souffre de l’épaule. Il est très agité. Elle le calme, demandant des explications sur ce qui s’était passé. « Le directeur m’a répondu qu’il ne savait pas », dit-elle.

A l’hôpital, « ils nous ont dit que c’était quelqu’un qui lui avait fait ça »

Le soir même, face à la douleur inexplicable de leur bambin, les parents décident de le conduire à l’hôpital Lenval, un établissement pédiatrique de la promenade des Anglais. « Enzo a passé une radio. Il avait la clavicule cassée. On a demandé s’il avait pu tomber. Ils nous ont dit non, que c’était quelqu’un qui lui avait fait ça », raconte Olivier, le papa, dans les colonnes du quotidien régional.

Le lendemain, cherchant à obtenir des explications, il demande à rencontrer le directeur : « Il n’a pas avoué de suite. Je lui ai montré la radio d’Enzo. Et il m’a dit "d’accord, j’assume, c’est moi". »

Une plainte pour « violence sur mineur de moins de 15 ans »

Selon un document destiné aux assurances, le responsable de l’établissement a décrit la situation. « Au cours de la séance de motricité, Enzo s’est enfui pour s’accroupir dans un coin de la vaste salle. Il hurlait. Son instituteur qui est aussi le directeur de l’école est venu le chercher. Il l’a fait se lever en le tirant par le bras ».

Marie-France et Olivier sont allés porter plainte au commissariat pour « violence sur mineur de moins de 15 ans ». « En admettant le principe de sa responsabilité, l’enseignant semble reconnaître la faute commise et c’est une certaine satisfaction pour la famille, explique son conseil, Me Adrien Verrier, à Nice-Matin. Il s’agit là, à l’évidence, d’un fait isolé, malheureux et grave qu’il conviendra de sanctionner. »

La direction des services départementaux de l’Education nationale a indiqué ne pas être « au courant de cette affaire ». Depuis les faits, Enzo, lui, ne veut plus retourner à l’école.

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