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Une - Benoit Linero / Studio Mumbai / DP Architectures / Perseus

Dans les anciennes cellules des sœurs clarisses, une suite « présidentielle » accueillera bientôt ses riches premiers clients. D’ici à l’automne 2019, après trois ans de travaux au pied de la colline du château, dans le Vieux-Nice, le couvent de la Visitation doit devenir un hôtel de luxe.

Le projet s’étend sur une surface de 9.900m2 - Studio Mumbai/DP Architectures/Perseus

 

Une « reconversion » 5 étoiles, tout juste votée en conseil municipal, qui prévoit la rénovation des lieux et l’aménagement de 88 chambres (de 25 à 100 m²) avec bar-restaurant, bibliothèque, piscine et même une zone de réception et de conférences. Sur 9.900 m² au total.

Les jardins resteront ouvert au public

Le projet prévoit aussi que « les jardins existants soient embellis et améliorés ». Et ils resteront « ouverts aux Niçois », promet Perseus capital partners, la société désignée par la ville pour l’aménagement des lieux. Les espaces verts du complexe hôtelier accueilleront même un marché, tous les samedis.

Les jardins seront ouverts - Benoit Linero/Studio Mumbai/DP Architectures/Perseus

 

« Le couvent de la Visitation est un site sans affectation depuis longtemps. Il présente des désordres qui mettraient en cause sa pérennité. Ce projet permettra, outre la dynamisation du site, la préservation d’un bâtiment d’exception », justifie la municipalité qui consent un bail de 90 ans à la société Perseus capital partners avec un montant « progressif » de redevance.

Le montage financier discuté par l’opposition

Si l’ensemble des élus ont validé la pertinence de cet « hôtel du Couvent », certains ont jugé ce montage financier « défavorable pour la ville ». « Il n’y a pas de clause d’indexation des loyers », pointe Fabrice Decoupigny (EELV). « Pendant les dix premières années, on sera à 10 000 euros de redevance dus par l’aménageur, soit six fois moins que ce qui est préconisé par France domaine », relève aussi Marc Concas (PRG-divers gauche).

Un écart « justifié notamment par l’important surcoût consécutif aux interventions sur la partie historique du site », avance la majorité. Les travaux, prévus pour commencer cet autonome, sont évalués à 36 millions d’euros. A la charge de l’aménageur.

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