Le déficit commercial s'est réduit en 2015 en France, selon les Douanes
Le déficit commercial s'est réduit en 2015 en France, selon les Douanes - Denis Charlet AFP

Des pointes de flèches en silex, des boucles de ceintures de l’époque gauloise, des monnaies médiévales et même… des griffes de panthères et des défenses de morses. Les douanes judiciaires ont découvert plusieurs centaines d’objets archéologiques et d’animaux naturalisés au domicile, dans les Alpes-Maritimes, d’un homme qui en faisait commerce sur internet.

Un commerce en ligne assez florissant, dont il arrivait à tirer son revenu. « Dissimulé sous un pseudonyme », le vendeur passait des annonces de ces différents objets sur son site personnel et sur une plateforme marchande connue, a expliqué le chef d’enquête du Service national de douane judiciaire (SNDJ) Florent Nourian.

C’est une dénonciation de la Direction régionale des affaires culturelles de la région PACA au parquet de Draguignan qui avait permis de lancer l’affaire, selon le SNDJ.

L’homme se fournissait dans le « deep web »

Des perquisitions menées le 3 février au domicile du e-commerçant ont permis aux douaniers de mettre la main sur des centaines d’articles. « Des objets préhistoriques [paléolithique et néolithique] originaires du continent africain et du bassin méditerranéen, plus de 500 pointes de flèches en silex taillés, des objets antiques [des céramiques, des lampes…] d’Afrique du Nord, des objets métalliques romains [bronze et fer], des monnaies, anneaux, boucles de ceintures de l’époque gauloise ainsi que des monnaies médiévales » ont notamment été saisis, détaille le SNDJ dans un communiqué.

Selon le chef d’enquête Florent Nourian, l’homme se fournissait à l’étranger via le « deep web » de manière « complètement occulte ». Le parquet de Draguignan a demandé une expertise de ces objets, pour préciser leur nature, et notamment s’il s’agit de véritables objets archéologiques ou d’imitations.

Des crânes de singes, des têtes d’alligator et des dizaines de scorpion

D’autres articles concernent des animaux naturalisés, protégés au titre de la Convention CITES. « Trois défenses d’éléphant et deux de morses en ivoire, des crânes de singe, des têtes d’alligator, deux peaux de python, des dizaines de scorpions et des griffes de panthères ont également été saisis », indiquent les douanes.

Et les découvertes ne se sont pas arrêtées là. Une autre perquisition effectuée dans l’établissement bancaire du revendeur « a permis de saisir plus de 700 pièces en or et des lingotins, en or et en argent, provenant des ventes illégales, pour une valeur estimée à plus de 30.000 euros », précise encore la douane.

L’homme a été placé en garde à vue, puis relâché en attendant le résultat de l’expertise sur les objets en question.

Mots-clés :