Cannes: Interdit de mosquée, un imam obtient la levée de la mesure

JUSTICE Le tribunal administratif de Nice a levé l'arrêté préfectoral qui interdisait à un imam de fréquenter des mosquées ou des salles de prière…

M.F. avec AFP

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Carte de Cannes

Carte de Cannes — Capture d'écran

La mesure préventive n’aura duré que quelques jours. Dans le cadre de l’état d’urgence, un imam s’était vu interdire de « fréquenter tout lieu de culte, salle de prière ou mosquée » situés à Cannes ou Grasse depuis le 24 novembre. Il a contesté cette décision et finalement obtenu gain de cause. C’est le tribunal administratif de Nice qui a levé cet arrêté.

Des faits « pas suffisamment établis »

Pour le juge, les faits reprochés à l’imam par la préfecture « ne sont pas suffisamment établis » et ne permettent donc pas de conclure que le jeune homme a un comportement radical menaçant l’ordre public. L’arrêté préfectoral serait même, selon le juge, « entaché d’erreur de fait et d’erreur manifeste d’appréciation ».

L’homme, soutenu par le recteur de la Grande mosquée de Cannes, serait pourtant « connu pour son fondamentalisme religieux », selon le sous-préfet des Alpes-Maritimes, François-Xavier Lauch. Il aurait appelé à « un boycott de l’école » à Grasse et aurait été vu avec un prédicateur tunisien considéré comme étant dans « la mouvance terroriste internationale », a indiqué le sous-préfet.

Condamnation des attentats

Des propos contestés par l’avocat du plaignant. Il n’y a « aucune preuve que ce monsieur soit salafiste », a estimé Me Emmanuel Di Mauro. Il indique également que l’imam aurait condamné les attentats contre Charlie hebdo et serait un membre actif d’une association multiconfessionnelle locale.