Le procès d'un pédophile récidiviste devant les assises

Justice Un ex-directeur de colonie comparait à Nice durant douze jours

Fabien Binacchi

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Le palais de justice de Nice.

Le palais de justice de Nice. — Archives ANP / 20 Minutes

C'est un « Peter Pan », un homme qui refuse de grandir, selon ses avocats, qui comparaît dès ce jeudi à Nice, devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes. Déjà condamné en Alsace pour pédophilie, Aurélien Jarrier, un ancien directeur de colonie de vacances est soupçonné de viols et agressions sexuelles sur dix-neuf autres enfants. A la maison d'arrêt de Grasse, où il purge une peine de six ans d'emprisonnement, « il est soigné, suivi et il essaie d'avancer, assure à 20 Minutes Me Audrey Vazzana, l'un de ses trois avocats. Il reconnaît qu'il a un problème. Il s'explique d'ailleurs sur les attouchements, mais nie tout le reste. »

Utilisation de somnifères


L'homme de 37 ans devra notamment s'expliquer sur les viols présumés de cinq garçons, âgés de 8 à 15 ans. Il sera également jugé pour « corruption de mineur » et « administration de substances nuisibles ». Originaire du Loiret et déjà jugé pour des faits similaires à Colmar où il avait purgé un an de prison avant d'être placé sous contrôle judiciaire, l'homme s'était installé dans la région de Bourges avant de revenir dans les Alpes-Maritimes, chez sa mère. Là, en 2010, il avait réussi à organiser 44 sorties pour approcher des enfants, essentiellement via le site onvasortir.com, avant d'être dénoncé par une famille. « C'est un très grand manipulateur, selon Me Sandrine Reboul, l'une des avocates des parties civiles. Les parents ont besoin de connaître la vérité. Ce bout de vie qu'il a enlevé aux enfants en les soumettant à des somnifères. » Les débats sont prévus sur douze jours, à huis clos.

■ Colère des parents

« Les parents que je représente sont en colère contre un véritable fiasco judiciaire, indique Me Reboul. Aurélien Jarrier était sous contrôle judiciaire au moment des faits. Il a été laissé sans surveillance. »

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