«C'est la mauvaise surprise du jour ! » Leurs dernières heures de vacances, Annick et Daniel s'en souviendront. Ce mardi matin, l'escapade monégasque de ces touristes bretons a tourné court… en gare de Nice. Dans les haut-parleurs du hall noir de voyageurs, une info tourne en boucle : « en raison d'un dérangement électrique, le trafic est fortement perturbé entre Nice et Vintimille ». Un accident, survenu la veille au soir (lire encadré), a en effet privé d'alimentation électrique les trains en partance vers l'Italie. « Nous avons tout de même pu mettre en place, entre 6 h et 9 h 15, cinq locomotives diesels, rapatriées de Marseille dans la nuit pour transporter des usagers vers Monaco », détaille Patrick Osenda, chef de gare. Un plan B qui a permis d'acheminer 1 200 passagers par heure (de pointe) contre les 2 000 habituels. Mais à partir de 10 h, « il a fallu tout stopper pour que les ouvriers réalisent des travaux », raconte le responsable.
« C'est le stress total ! »
Un blocage complet du trafic qui laisse Mélanie sur le carreau : « J'ai un entretien à 12 h 30 à Monaco et plus le temps de prendre un bus, le stress total ! », s'angoisse-elle, sur le quai de la gare de Nice. A deux pas, les premiers bus de substitution, pleins à craquer, refusent du monde. A 15 h 30, les trains diesels reprennent finalement leurs allers-retours entre Nice et le Rocher, avant que le trafic ne soit à nouveau interrompu vers 21 h pour achever les travaux, de nuit.
Lundi soir, le pantographe (bras articulé qui permet de capter l'électricité) d'un TER se rendant à Vintimille a arraché une caténaire dans le tunnel de Nice Riquier. « Un accident peu courant et très handicapant », dixit Patrick Osenda. Alerté par SMS dans la nuit, le chef de la gare Nice a réuni dès 6 h une cellule de crise en gare de Nice.