La veuve ne croit pas au « suicide »

1 contribution
Publié le 11 juillet 2012.

André Rigault est-il une « victime collatérale » des ventes d'armes au Pakistan dans les années 90 ? Oui, à en croire Emmanuel Ludot, l'avocat de sa veuve. Cet ingénieur, qui pilotait la conception des moteurs des sous-marins, avait été retrouvé mort en 1998 à Indret sur le site de la DCN, son employeur. Un « suicide », selon l'enquête interne de l'entreprise d'armement naval. Reste que sa compagne n'en a jamais eu les conclusions. Cette Nantaise a donc demandé à l'Etat de les lui restituer. Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris doit se prononcer ce jeudi sur la question.

Une plainte pour « assassinat »
« Soit c'est réellement un suicide, et donc une affaire privée, et l'Etat n'a pas à s'opposer à cette demande », considère Emmanuel Ludot, l'avocat d'Annick Le Saux. « Dans le cas contraire, cela veut dire que la mort d'André Rigault est liée à ses activités professionnelles. » Selon lui, l'ingénieur pourrait avoir refusé de certifier des calculs relatifs aux sous-marins. « Leur vitesse d'immersion a été présentée au Pakistan comme sept fois plus rapide que celle de leurs concurrents, ce qui n'était pas vrai », affirme l'avocat.
Ce dernier s'apprête, en parallèle, à porter plainte contre X au Pakistan pour « assassinat ». Une première enquête, menée en France, s'était soldée par un non-lieu. « Elle n'a consisté qu'à fouiller dans la vie privée de M. Rigault, pour voir s'il avait des problèmes d'argent ou une maîtresse », pointe Me Ludot.G.F.

Newsletter
BREAKING NEWS

Recevez nos alertes
info en temps réel

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr