A. Boeswillwald.Les soixante contrôleurs de la Semitan ont reçu, de septembre à décembre, le renfort de dix agents sous-traitants.
A. Boeswillwald.Les soixante contrôleurs de la Semitan ont reçu, de septembre à décembre, le renfort de dix agents sous-traitants. - F. Elsner / 20 MinutesF. Elsner / 20 Minutes

Propos Recueilli spar Guillaume Frouin

L'automne dernier, la Semitan a fait appel à un sous-traitant pour lutter contre la fraude. Des équipes mixtes de vingt contrôleurs bloquaient les portes des tram, pour contrôler leurs occupants un par un. Six mois après cette opération « coup de poing », son directeur fait le bilan.

Combien de PV ont été dressés ?
Sur les 60 000 contrôles, 4 000 ont donné lieu à une indemnité forfaitaire. C'est deux fois fois plus que d'habitude.

L'opération a-t-elle été rentable ?
Cela a représenté une rentrée d'argent de 45 000 €. Ca n'a pas couvert la totalité du coût de l'opération [80 000 €], mais ce n'était pas l'objectif non plus...

Et quel a été l'impact sur les ventes ?
On a vu une augmentation assez sensible des ventes de tickets pendant les quatre mois du test . Mais cela a eu un impact très court, un peu « feu de paille ».
Quelles leçons en avez-vous tiré ?
Cela a permis de modifier nos pratiques : aujourd'hui, sans renforts, nos équipes se réunissent d'elles-mêmes pour contrôler des trams. On essaie aussi de renforcer le service le dimanche après-midi : je suis sûr qu'il y a des Nantais qui croient que le réseau y est gratuit...
L'opération sera-t-elle rééditée ?
On n'exclut pas de recommencer l'expérience. Mais on ne va pas non plus le systématiser : pour que cela ait de

l'efficacité, il faut que cela reste des

opérations ponctuelles.

Vous misez aussi beaucoup sur la future carte de « post-paiement »...
Tout à fait : avec l'arrivée de Liber'Tan, à la rentrée 2013, les gens valideront et paieront en fin de mois. Ils recevront une facture ajustée, qui ne dépassera jamais le prix d'un abonnement mensuel. Cela devrait jouer sur la baisse du nombre de situations irrégulières : tout ne se joue pas au travers du contrôle, cela passe aussi par les facilités qu'on donne à nos clients.