Du lundi au dimanche, une trentaine de bénévoles s'active chaque jour à Saint-Aignan.
Du lundi au dimanche, une trentaine de bénévoles s'active chaque jour à Saint-Aignan. - F. Elsner / 20 Minutes

Antoine Gazeau

Il est10 h, ce jeudi. Un camion arrive. Des viennoiseries, des produits laitiers, de la viande... A la Banque alimentaire de Loire-Atlantique, on prend tout. « Tout ce que les distributeurs ne sont pas parvenus à écouler arrive ici », résume Michel Jupin, chargé de l'accueil des bénévoles. Ici ? Un nouvel entrepôt de 3 000 m² perdu dans une zone de Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, plus grand que le précédent occupé par l'association à Malakoff. Il fallait bien ça.
Plus de 500 palettes y sont stockées. Quelque 1 900 tonnes ont été récoltés, dont 275 triées à la main, en 2011. Plus que l'année précédente. Des denrées, dont 40% sont envoyées par Bruxelles, 10% par des entreprises et collectivités françaises, et la moitié par les consommateurs, sollicités lors des collectes de novembre. En 2011, 10% de produits supplémentaires ont été récoltés. « Même les personnes démunies savent que d'autres le sont encore plus », explique Michel Jupin. Du bio côtoie le premier prix : « Les gens donnent ce qu'ils mangent. »

10 000 bénéficiaires
En chambre froide, des bénévoles s'activent au triage. Dans chaque bac : un produit, une date, un magasin. Il faut dépoter : les dates de consommation sont courtes. Dans un coin, des fraises de Carpentras patientent depuis la veille : « Il faut que ça parte ! »
Au milieu de l'entrepôt, une palette de taboulé siglée « UE » ne demande qu'à être enlevée. Direction le Centre communal d'action sociale (CCAS) de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. Issues de tout le département, 108 associations viennent, comme lui, se servir. La Croix-Rouge, Saint-Vincent de Paul ou les toujours plus nombreuses épiceries sociales en sont. Les Restos du coeur, les Secours populaire ou catholique, non : ils ont leurs propres réseaux. Tous ont un point commun : la hausse du nombre de bénéficiaires. La Banque alimentaire, permet à 10 000 personnes pour se nourrir.