Le convoi a mobilisé quelque 620 policiers et 300 personnels pénitentiaires.
Le convoi a mobilisé quelque 620 policiers et 300 personnels pénitentiaires.

Guillaume Frouin

Le transfert des 323 derniers détenus de la maison d'arrêt de Nantes s'est déroulé sans encombre, très tôt, ce dimanche. Entre 3 h et 9 h 30, dix-sept convois de quatre fourgons les ont acheminés vers leur nouvelle prison, située à la limite de Carquefou. Chacun – déjà escorté par des motards et des policiers du GIPN – était survolé par un hélicoptère. Il retransmettait ses images en direct au commissariat Waldeck-Rousseau, où Philippe Cussac supervisait les opérations.

L'accident, le scénario cauchemar
« Le but, ce n'est pas d'aller vite, mais d'arriver entier », rappelle le directeur départemental de la sécurité publique. « Ce qui pourrait nous arriver de pire, c'est un accident. » Le risque d'évasion, bien que considéré comme « très très mineur » par le directeur du centre pénitentaire, est également pris au sérieux. « Un commando pourrait s'intercaler dans le convoi », imagine Philippe Cussac. Des CRS avaient donc été déployés aux abords du pont de la Tortière et de la Beaujoire, deux « points sensibles » de ce trajet de 9,4 km. Des véhicules banalisés de la brigade anti-criminalité sillonnaient également le périmètre, pour signaler tout « véhicule suspect » ou l'irruption possible de manifestants.

Avenir

La maison d'arrêt de la rue Descartes – construite en 1865 – va faire l'objet d'un « nettoyage » et d'une « désinstallation », avant d'être vendue par l'Etat.