La prison de Carquefou, à Nantes.
La prison de Carquefou, à Nantes. - FRANK PERRY / AFP

A Nantes, Guillaume Frouin

C’est l’un des plus gros transferts de prisonniers de ces dernières années en France. Quelque 323 détenus de la maison d’arrêt de Nantes ont été transférés dans la nuit de samedi à dimanche dans leur nouvelle prison de Carquefou. L’opération – qui a démarré à 3h du matin et s’est terminée vers 9h30 - s’est déroulée sans encombres, a fait savoir Henri Masse, le directeur national de l’administration pénitentiaire.

620 policiers et 300 personnels pénitentiaires

Dix-sept convois, constitués chacun de quatre fourgons escortés par des policiers du GIPN, avaient été prévus. Un hélicoptère, qui survolait chacun d’entre eux, retransmettait des images en direct au commissariat central de Nantes. Des sections de CRS avaient également été déployées sur quelques points sensibles du trajet, long de 9,4km.

«Le but, ce n’est pas d’aller très vite, mais d’arriver entier», rappelait ce dimanche Philippe Cussac, directeur départemental de la sécurité publique, peu après 8h. «Ce qui pourrait nous arriver de pire, c’est un accident.» Le risque d’évasion, bien que considéré «très très mineur» par le directeur du centre pénitentiaire, était également pris au sérieux. «Des commandos pourraient s’intercaler dans les convois», imagine Philippe Cussac. Un troisième et dernier «risque» justifiait la mobilisation des 620 policiers et 300 personnels pénitentiaires: celui d’une manifestation sur la voie publique.