Les professions de foi et bulletins de vote sont triés, assemblés et mis en carton.
Les professions de foi et bulletins de vote sont triés, assemblés et mis en carton.

Frédéric Brenon

Cinq enveloppes à la minute. C'est l'objectif fixé aux personnes chargées de la mise sous pli manuelle des documents électoraux. Recrutées par les agences d'intérim ou associations d'insertion, plus de 165 opérateurs par jour s'activent depuis mardi au parc des expos de la Beaujoire. Cette mission est depuis deux ans confiée par la préfecture à une société de logistique, Néolog. « Ça impacte beaucoup moins nos services et l'opération est de meilleure qualité, notamment grâce à l'utilisation de machines. Nous n'avons quasiment plus de réclamation pour des erreurs dans les plis », se félicite Bernard Boulogne, directeur de la réglementation à la préfecture.

Des chômeurs et étudiants
Dans la halle, où le gros des équipes se relaie de 8 h à 21 h par vacation de cinq heures, la concentration est de mise. Le travail, payé au smic horaire, s'effectue debout, sous surveillance. Plus de 945 000 courriers contenant les professions de foi et bulletins de vote des 111 candidats de Loire-Atlantique sont à trier, remplir et expédier d'ici le début de semaine prochaine. « C'est du travail à la chaîne, ce n'est pas compliqué, mais faut être attentif », confie Germaine, demandeuse d'emploi venue de Saint-Nazaire. « Ça arrondit les fins de mois », commente Félix, en fac de sciences. Habituée de l'exercice, Chantal, regrette, elle, l'époque où les « plieurs » étaient payés à l'enveloppe. « On bossait à fond la caisse. Et en une semaine, on pouvait se faire un salaire d'un mois ! C'est beaucoup moins motivant désormais… »