Samedi, les filles du Nantes Derby Girls affrontaient Paris, Strasbourg et Metz.
Samedi, les filles du Nantes Derby Girls affrontaient Paris, Strasbourg et Metz. - F. Elsner / 20 Minutes

Antoine Gazeau

Elles ont toutes vu le film. Mais si Bliss, de Drew Barrymore, rend un bel hommage à leur passion, « ça reste du cinéma ». Dans la vraie vie, les Nantes Derby Girls sont étudiantes, mamans, psy, nounous... Le week-end, patins et protège-dents enfilés, elles deviennent Tabata Catch, Nutty Skull, Emma Tome... Maquillées, elles se bousculent sur une piste ovale, comme samedi au gymnase Longchamp. Elles font du Roller Derby.

Ambiance Hellfest
Née aux Etats-Unis dans les années 1930, la discipline a déboulé à Nantes en octobre 2010, à l'initiative d'une étudiante anglaise, Katie Bourner, alias Psychokat, future capitaine des Duchesses locales : « Avec cinq amis, on a réuni trente filles. Beaucoup n'avaient jamais chaussé de patins. » Suffisait de s'entraîner. Le Derby, c'est d'abord un sport. Il oppose deux équipes de cinq joueuses : une « jammeuse » esseulée marque des points dès qu'elle double des « bloqueuses » réunies en peloton. Pour l'en empêcher, les coups pleuvent. Tous ne sont pas permis, loin de là. Quand même : seules les majeures entrent en piste...
Mais le Derby, c'est surtout une ambiance. Plutôt têtes de mort, tatouages et piercing que justaucorps. Plutôt rock'n roll que vuvuzela. Plutôt hellfest que tournoi de sixte printanier... « C'est cette atmosphère qui nous a plu », raconte Nasty Goose. Elle compte aujourd'hui une soixantaine d'équipières. Leurs matchs, comme ceux de samedi, se jouent à guichet fermé. Et ça, ce n'est pas du cinéma.

Gladiator contest ce week-end

Les filles du Nantes Derby se produiront de nouveau samedi et dimanche à l'occasion du « Gladiator contest » au skateparc Le Hangar, à Nantes. Dans un décor d'arène antique et une chaude ambiance, 200 riders internationaux s'affronteront en « rampe » et en « street ». L'édition 2011 avait réuni un millier de spectateurs.