Le « super Flash-Ball » dans le viseur des manifestants

La CGT, la CFDT, la FSU et un « collectif contre les violences policières » ont appelé, hier, à se rassembler mardi devant le palais de justice. Un policier y sera jugé pour des « violence...

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La CGT, la CFDT, la FSU et un « collectif contre les violences policières » ont appelé, hier, à se rassembler mardi devant le palais de justice. Un policier y sera jugé pour des « violences » commises sur un lycéen, lors d'une manifestation en 2007 contre la loi de réforme des universités. Pierre, 17 ans, avait perdu l'usage de son œil droit après avoir reçu un tir de son « lanceur de balles de défense » (LBD), un « super Flash-Ball » alors en expérimentation.
« L'usage de ce type d'arme remet en cause le droit de manifester librement, si le prix à payer est d'être mutilé », fustige Nelly Tual, de la Ligue des droits de l'Homme, partie civile au procès. « Le comportement de certains policiers nantais n'a rien à voir avec une police républicaine », renchérit Didier Hude (FSU). « Ils font même peur à certains de leurs collègues. »

« élucubrations mensongères »
« Il est hors de question de laisser passer ce type d'élucubrations mensongères, sans aucun fondement, sous prétexte que des personnes défendent une cause qui leur est chère », rétorque Thierry Spitz, secrétaire régional du syndicat de policiers Alliance. « Tout propos outrancier et outrageant à l'égard des collègues, s'il est pénalement répréhensible, fera l'objet d'une plainte systématique », prévient d'ailleurs le syndicaliste.G.F.

Un premier procès, mais d'autres accidents

Ce « procès du Flash-Ball » sera le premier du type en France, affirment les proches de la victime, qui ont répertorié depuis 2005 vingt cas de « décès ou blessures graves » dus à des tirs policiers de Flash-Ball. En mars 2010, la Commission nationale de déontologie de la sécurité avait estimé que cette arme présentait « un degré de dangerosité totalement disproportionné ».

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