Le feu de bois rejette des particules.
Le feu de bois rejette des particules. - SAKKI/LEHTIKUVA OY/SIPA

La mesure est passée inaperçue. Elle risque pourtant de faire parler d'elle à plusieurs reprises cette année. Depuis le 1er janvier, les seuils d'information et d'alerte aux pics de pollution par les particules fines ont été abaissés, comme le préconisait l'organisation mondiale de la santé (OMS). Ces poussières invisibles peuvent en effet s'avérer particulièrement nocives lorsqu'elles s'accumulent dans l'air.

Transports et chauffage en cause
Le premier niveau d'avertissement, dit d'information, est désormais déclenché à partir de 50 microgrammes par m3 (contre 80 µg avant). Les personnes sensibles sont alors invitées à rester à l'intérieur le plus possible. Ce fut le cas pendant deux jours la semaine passée. Le second niveau, dit d'alerte, est désormais atteint à partir de 80µ/m3 (au lieu de 125µ). « C'est une baisse assez conséquente, juge-t-on à Air Pays de la Loire. On n'a encore jamais eu d'alerte dans la région mais, au regard des valeurs relevées habituellement, on peut s'attendre à en avoir quelques unes en 2012. » Le seuil d'alerte signifie que toute la population doit éviter activités extérieures et pratiques aggravantes. Il peut aussi s'accompagner de mesures imposées par la préfecture comme la réduction de vitesse de circulation, l'interdiction des feux de cheminée et de brûlage à l'air libre, voire la restriction d'usages agricoles et industriels.
« Outre les transports, une part importante d'émission de particules fines vient du chauffage en hiver. Les feux de bois, en cheminée ou en chaudière, ont notamment une responsabilité non négligeable », précise Air Pays de la Loire.

santé en danger

Les particules fines seraient la cause de 42 000 décès prématurés par an en France et aggraveraient des pathologies telles que l'insuffisance respiratoire ou les allergies.

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