L'affiche « tend à banaliser des clichés sexistes et datés », selon les syndicats.
L'affiche « tend à banaliser des clichés sexistes et datés », selon les syndicats. - F. Elsner / 20 Minutes

Guillaume Frouin

Ce soir (23 h), un « collectif anti-sexiste » va distribuer des tracts aux abords du LC Club, où un millier d'étudiants sont attendus pour la soirée tonus « D.S.K » (Droit, Santé, Staps, Kiné). Son affiche, qui représente une femme de ménage en soubrette, y est sous-titrée « Ben dis donc, on te voit plus à l'hôtel », parodiant une réplique-culte des humoristes Omar et Fred dans le « SAV des émissions » (Canal +).

Un incroyable buzz médiatique
Sauf que cet « humour potache » ne fait pas rire tout le monde. « Cette affiche sous-entend que les victimes d'agressions sexuelles seraient consentantes, de par leur tenue ou leur attitude », s'indignent le Syndicat des étudiants de Nantes (SEN) et Sud-Etudiant. Une « lettre ouverte » a donc été adressée aux organisateurs et à leurs sponsors, dont certains se sont depuis désistés. Leur prise de position a surtout généré un incroyable buzz sur internet et dans les médias. La polémique, en outre, tombe au plus mal pour les organisateurs : leur soirée coïncide avec la « Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes », qui a lieu demain. Un colloque est ainsi prévu toute la journée à la fac de pharma sur « Violences faites aux femmes : conséquence du sexisme ordinaire ».

Organisateurs

Dépassées par le buzz, les quatre associations étudiantes à l'origine de ce « plus gros tonus de l'année » ne souhaitaient plus, hier, réagir à la polémique.