Un homme de 57 ans a été retrouvé mort chez lui à Bouguenais deux ans après sa mort, a-t-on appris hier de source proche du dossier. « Momifié », le corps de Daniel Duval gisait « dans une odeur nauséabonde » dans l'entrée de son appartement, situé au premier étage d'un petit immeuble résidentiel d'un lotissement. Les gendarmes avaient été appelés par le fils de la victime, qui habite en Ariège et n'avait plus de nouvelles de son père — porteur d'une pile cardiaque — depuis deux ans.
L'enquête a établi que la mort remonterait « probablement à fin 2008 ». Des courriers, datant de cette époque, ont en effet été retrouvés dans la boîte aux lettres qui débordait. « Ni la famille, ni les voisins, ni les fournisseurs d'énergie, ni les opérateurs de télécommunications, ni la banque, ni les impôts ne s'étaient inquiétés auparavant de sa disparition », relève, dépité, un gendarme. La mort étant d'origine naturelle, le parquet de Nantes a classé l'affaire sans suite.