« Aucun dégât sur les poissons ou la flore n'a été signalé. » Nantes métropole s'est voulu hier rassurante, après la pollution mardi de la station d'épuration de la Petite-Californie, à Trentemoult. Près de 4 500 litres de détergent y ont été deversés accidentellement par Christeyns France, une usine de produits chimiques de Vertou, tuant toutes les bactéries qui détruisent la pollution organique. Résultat : la qualité des eaux rejetées dans la Loire ne sera pas optimale pendant encore trois semaines.
Baignade interdite à Saint-Nazaire
« Ce détergent a fuit pendant un mois dans une cuve de rétention, que l'industriel a vidé sans en vérifier le contenu », explique Christian Couturier, qui parle d'une « erreur humaine ». Comparable à de l'eau de Javel, le produit est « toxique à l'état pur, mais disparaît une fois dilué dans l'eau », insiste le vice-président (PS) de Nantes métropole en charge de l'assainissement. L'interdiction de la baignade décrétée à Saint-Nazaire n'est donc pas justifiée, selon lui. Il n'empêche : la mairie y attendait hier soir de nouvelles analyses pour lever son drapeau rouge. La qualité des eaux rejetées par la station d'épuration n'a par ailleurs « aucune incidence » sur celle de l'eau potable prélevée en Loire, insiste Nantes métropole, qui rappelle qu'il s'agit du « premier incident de ce type depuis 1975 ».
Le montant des dégâts sera payé par Christeyns France. L'usine s'est signalée d'elle-même, après avoir mené une enquête interne après la médiatisationde la pollution de la station.