Expédition punitive au Chêne des Anglais et à la Boissière. « Une trentaine » de jeunes, pour certains « cagoulés et armés de barres de fer » selon des témoins, ont brisé dans la nuit de mardi à mercredi des aubettes de bus, des vitrines et des vitres de l'école Paul-Gauguin. Cette flambée de colère survient après l'arrestation de deux des leurs, un peu plus tôt dans la soirée. Ils avaient légèrement blessé des policiers intervenus après une bagarre.
« Je ne m'y attendais pas »
Hier, les habitants des quartiers nord étaient un peu abasourdis. « Ça faisait un moment qu'il ne s'était rien passé dans le quartier », explique Mohamed, un agent d'entretien de l'office HLM Nantes Habitat. « En plus, en général, l'été c'est particulièrement calme : il n'y a personne dans les halls. Surtout qu'en ce moment, c'est le ramadan. »
Hamid, lui, regarde la vitrine brisée du local où il avait entreposé le matériel de son ancien kebab. Cet homme de 49 ans, qui gère désormais le taxi-phone d'à côté, avait souscrit une assurance minimale. « Ca me fait mal : je n'ai pas 1500 € à jeter à la poubelle », confie le commerçant. Plus loin, l'école Paul-Gauguin s'affaire à réparer ses douze vitres brisées, alors que la rentrée approche. Ses employées venaient juste de nettoyer les pupitres des élèves, tous repeints à la gouache par des intrus cet été...