La journée d'action nationale contre la réforme des retraites devrait être suivie, demain, à Nantes. De nombreuses sections syndicales, dans les administrations et les entreprises, ont en effet relayées l'appel à la grève. Tour d'horizon.
Dans les transports. A la Semitan, 36 % des agents vont suivre le mouvement, prévoit la direction, qui s'attend à « des perturbations importantes ». Le service sera garanti selon les horaires de vacances scolaires, et seulement de 6 h 30 à 20 h : le tram passera toutes les six minutes, et le busway toutes les cinq minutes. Les lignes passant par le centre-ville seront aussi perturbées par la manif. A la SNCF, huit allers-retours en TGV (contre 23 habituellement) vont relier Nantes à Paris. Aucun n'ira desservir Saint-Nazaire ou La Baule. Par ailleurs, seul un TER sur trois circulera.
Dans les écoles. A Nantes, 34 écoles primaires publiques seront fermées demain. Un service minimum d'accueil sera mis en place dans 61 établissements. Pour les parents qui n'auraient pas trouvé d'autre solution de garde, il faut s'inscrire aujourd'hui à Allônantes (02 40 41 90 00). Cantines et accueils périscolaires (matin et soir) seront également très perturbés.
Dans la rue. Neuf partis de gauche, du NPA d'Olivier Besancenot au Parti socialiste, en passant par l'Union démocratique bretonne (UDB), appellent à se rassembler, demain dès 14 h 30, place du Commerce. « La retraite à 60 ans n'est pas négociable, et son financement est possible », affirment-ils dans une déclaration commune.