Il va bien, merci pour lui. Oui, l'éléphant des Machines de l'île, devenu symbole de la ville, est en pause technique jusqu'à samedi, mais non, sa santé n'a rien d'inquiétante... L'animal donnait seulement « quelques signes de fatigue », précise Pierre Oréfice, directeur des Machines de l'île. Des vérins, roulements ou flexibles à changer : la routine. « On a même failli s'épargner cette révision. Mais on préfère prévenir avant l'été. A l'inverse des touristes, les Nantais peuvent patienter quelques jours... »
Révision des 5 000
En juillet et août, le pachyderme mécanique, qui enregistre 535 embarquements depuis février, sortira sept jours sur sept, 10 heures par jour. Pas facile quand on a tout juste trois ans... et environ 5 000 km au compteur. Les articulations souffrent. Alors l'animal est bichonné. En temps normal, une heure d'entretien lui est consacrée chaque matin et cinq personnes s'assurent de sa bonne santé. « D'habitude on dégraisse surtout les rouages, continue le concepteur. Là, on dresse un vrai check up. » De quoi offrir une deuxième jeunesse à l'animal. Au fait, ça vit combien de temps un éléphant ? « Vingt bonnes années, avec une révision complète au bout de dix ans, estime Pierre Oréfice. On démonte tout, on remonte et il est comme neuf ! » A condition de continuer à dépenser 80 000 € chaque année.
Les Machines de l'île ont accueilli 263 000 visiteurs en 2009, dont 55 000 ont payé pour grimper sur l'éléphant. « Cette année, on enregistre déjà 20 % de plus », se félicite Pierre Oréfice.