Des centaines de millions de téléspectateurs auront les yeux braqués dessus à partir de demain. Presque tous l'ignorent, mais les buts équipant les dix stades de la Coupe du monde de foot sont français. Ils ont même un fort accent ligérien, puisqu'ils ont été conçus, assemblés et livrés par une entreprise familiale basée à Saint-Clément-de-la-Place (Maine-et-Loire), à 80 km de Nantes. Spécialisée dans l'équipement sportif, Marty sports, 35 salariés, a décroché ce marché d'environ 60 000 € au nez et à la barbe de nombreux autres fabricants internationaux. La commande portait sur les poteaux et filets, à raison de trois paires par stade.
Déjà à la Coupe du monde 1998
« C'est une très grande fierté, d'autant plus que ce sont les organisateurs qui sont venus nous contacter, explique Stéphane Martinez, 47 ans, codirecteur de Marty sports avec son frère jumeau, Laurent. L'apport, en termes d'image et de notoriété, va être énorme. C'est la reconnaissance de notre savoir-faire. » Les buts Marty sports – « un produit élaboré , tout en aluminium, disposant de jonctions intérieures PVC et de joints antichocs » – ont été repérés il y a deux ans lors de la finale de la Ligue des champions. Ils avaient aussi été employés en 1998 pendant les matchs de Coupe du monde à la Beaujoire, et équipaient cette année une demi-douzaine de stades français (dont Nantes et Lyon). « Pour nous, le travail est terminé. Donc, même si la compétition commence, on reste assez détendus. Il y a rarement d'incidents sur les buts ! Après, c'est sûr que lorsqu'on sera devant la télé, qu'il y aura des ralentis, on aura un regard un peu différent. » Surtout qu'ils sont sûrs d'être qualifiés pour la finale, eux.