La scène se déroule une dizaine de fois par an. Submergés par un afflux de voyageurs, les salles d'échanges et les escaliers saturent, entraînant un blocage complet du souterrain principal : plus personne ne bouge. Sans atteindre cet extrême, les flux sont problématiques chaque jour, entre 17 h et 19 h. La faute à une gare sous-dimensionnée pour l'accueil de 11,3 millions de voyageurs l'an passé, soit plus de 15 millions de passages totaux.
Des prévisions inquiétantes
La fréquentation devrait augmenter de 2 millions dès 2012, avec le déploiement du tram-train, et dépasserait même les 20 millions de voyages (30 millions de passages) en 2025. « Il y aura des journées compliquées en attendant la livraison de la nouvelle gare, craint la direction régionale SNCF. La difficulté sera aussi de composer avec les travaux. » L'attente est au moins aussi grande du côté des habitants. « Aux heures de pointe, on est serrés comme des sardines ! Un seul souterrain ne suffit pas. Et ça ne va pas s'arranger, vu le succès des TER », peste Stéphane, un abonné. « Le pire c'est la gare nord. Y venir en voiture, c'est l'enfer », se plaint Mathias. « La gare est laide et mal fichue, conclut Véronique. C'est simplement indigne d'une grande ville. »