la Loire-Atlantique est la championne du bio

0 contributions
Publié le 7 juin 2010.

Agriculture Aucun département français n'a autant d'hectares dédiés à ce type de production

« Ici, on n'a pas attendu le Grenelle de l'environnement pour se positionner. » Les chiffres comparatifs viennent tout juste de tomber. Et Jacques Lemaître, président de la chambre d'agriculture, en est assez fier. Au 31 décembre 2009, la Loire-Atlantique comptait 27 886 ha de surfaces bio, ce qui en fait le numéro un français en la matière. Avec près de 7 % de sa surface agricole exploitée en bio, le département dépasse déjà le seuil de 6 % fixé par le Grenelle pour 2013. Les 424 exploitations à avoir choisi de délaisser l'agriculture traditionnelle produisent principalement du lait, de la viande bovine et du maraîchage.

Une prise de conscience
« La progression est énorme, observe Jean-Rolland Barret, le spécialiste bio de la chambre. En seulement trois ans, le nombre d'hectares convertis a été multiplié par dix. Je crois que le gros tournant a été 2008 : il y a eu une prise de conscience des consommateurs pour changer leurs habitudes et les agriculteurs ont compris qu'il y avait un marché à saisir. Mais l'engouement est tel que la demande augmente plus vite que nos capacités de production, contraintes par la réglementation ». Le département a, il faut dire, la chance de pouvoir compter pas mal d'atouts. « Il y a beaucoup de zones humides, beaucoup d'élevages propices au bio. Nous avons également une industrie agroalimentaire importante. Le caractère urbain de la Loire-Atlantique favorise aussi la demande de circuits courts et un fort développement des magasins spécialisés ».

Conversion pas gagnée d'avance
Surfant sur cette vague positive, 90 nouvelles exploitations bio devraient voir le jour cette année. Beaucoup de jeunes à leur tête : un débutant sur quatre se lance aujourd'hui directement en bio. « Les aides sont alléchantes au début. Mais, rapidement, on se retrouve seul. Le projet doit être solide », prévient Jacques Lemaître.  Une recommandation qui vaut aussi pour les agriculteurs reconvertis. Une formation continue a été mise en place pour mieux les armer. « La conversion, c'est une rupture totale, insiste Phillipe Caillaud, président du Gab 44. On applique le cahier des charges du jour au lendemain. Et il faut attendre deux ans pour récolter les produits. Si l'on ne vient au bio que par intérêt économique, la marche à franchir est souvent trop haute ».

Frédéric Brenon
printemps et salon

Un grand nombre d'animations (marchés, conférences, balades, etc.) sont proposés au public jusqu'au 19 juin dans le cadre du Printemps bio. Les éleveurs de l'ouest ont, eux, rendez-vous les 23 et 24 juin pour le grand salon Tech&bio près d'Angers.

Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr