Elles se sont enchaînées ces dernières semaines. Il y en a eu à Rezé, à Carquefou, sur l'Ile de Nantes, à Doulon... Le collectif Romeurope en est persuadé : le rythme d'expulsions de familles roms s'intensifie sur l'agglomération. « D'une tous les trois mois en moyenne, on est passé à une toutes les trois semaines. Il y a un durcissement volontaire de la situation de la part de Nantes métropole ». Le scénario serait toujours le même. « Ils sont convoyés par la police jusqu'aux frontières de l'agglo. Aucune solution ne leur est proposée. On se débarrasse du problème et on dit aux autres communes de se débrouiller ». Les conséquences seraient « désastreuses ». «Les caravanes se détériorent, les objets se perdent lors des départs précipités, la scolarisation et le suivi social deviennent très compliqués. On fragilise ces gens plus qu'ils ne le sont déjà », critique le collectif.
Soutenu par les Verts, Romeurope réclame une table ronde d'urgence avec la préfecture et les collectivités afin de trouver une solution « coordonnée et plus humaine ». « Notre politique n'a pas changé, assure Nantes métropole, reconnaissant avoir observé une trêve hivernale. Pour des raisons d'hygiène et de sécurité, nous ne pouvons laisser faire des installations pérennes. Nous devons rester fermes, même si le problème est très complexe. » F.B.